indigènes de la République

17 décembre 2017

la prétendue continuité du statut stigmatisant "d'indigène" (Michel Renard - avril 2006)

Algérie jeune fille 2Algérie jeune fille 1
"fillette du Sud" en Algérie coloniale, jeune manifestante anti-laïcité en France "post-coloniale"

 

Identit__nationale_couv_d_f
* à lire pour replacer dans son contexte historique national, la confrontation sur les "indigènes" : Faut-il avoir honte de l'identité nationale ? par Daniel Lefeuvre et Michel Renard, éditions Larousse.

 

 

 

 

la prétendue continuité

du statut stigmatisant

"d'indigène"

 

Postuler une continuité entre les "indigènes"

des anciennes colonies et les "discriminés" de la société française

n'est qu'une rhétorique au profit d'un combat politique aveugle

 

Michel RENARD

 

Né en janvier 2005, le mouvement dit des "Indigènes de la République" intervient en politique en mobilisant les catégories du passé colonial de la France et en affirmant que les "discriminations" qui affectent différentes couches de la population sont la redondance de l'injustice et des inégalités coloniales.

 

Il n'y a pas d'indigènes en France
S'il faut entendre l'exaspération devant les difficultés d'accès à l'emploi, au logement ou même aux responsabilités électives et politiques, s'il faut reconnaître les frustrations nées de l'écart entre l'état social réel et les aliénants modèles de l'être consommant ou "réussissant" dans le show-bizz-télé-réalité ou dans le sport-fric-dopé de haut niveau, il n'est pas question pour autant d'avaliser un discours confusément victimaire, ni d'assimiler la laïcité à l'ordre colonial, ni encore d'accepter la prétendue continuité du statut stigmatisant "d'indigène". Il n'y a ni indigènes ni indigénat dans la France laïque et républicaine d'aujourd'hui : les injustices, inégalités, souffrances et préjugés existent mais ne sont pas généralisés, et ils ne s'adossent pas à un "racisme" qui serait substantiel à "la" République comme il l'aurait été à l'entreprise coloniale.

Je sais... On a dit pour défendre les "Indigènes de la République" : c'est vrai, ils exagèrent... mais il faut considérer le symptôme et ne pas leur faire grief d'incartades de langage qui ne sont que l'effet de leur passion et preuve de leur exigence de concrétiser les valeurs républicaines, etc... Oh, oh...! Ce ne sont pas des adolescents politiquement analphabètes qui ont écrit ce texte... Il y a parmi les rédacteurs-signataires de l'Appel des "Indigènes de la République", des universitaires, des professeurs de philosophie, des intellectuels et responsables associatifs plus que quinquagénaires, rompus aux arcanes des discours militants. Quand ils écrivent "La République de l'Égalité est un mythe", ils s'en prennent délibérément, et sur un mode mensonger, à une réalité qu'ils connaissent bien par ailleurs... Au risque de recevoir une volée de bois vert quand, sur le plateau de "Cultures et dépendances", le mercredi 25 janvier 2006, le très informé ex-rédacteur en chef du Monde, Edwy Plenel, se fait traiter de démagogue par Chahdortt Djavann qui lui rappelle que dans notre République, les étrangers bénéficient, comme les Français, de droits identiques aux allocations familiales et au RMI...! et qu'il y a bien plus de racisme dans l'Iran où elle a vécu qu'en France aujourd'hui.

 

Les origines du discours "indigéniste"
Le plus étonnant, dans le déploiement de cet argumentaire "indigéniste", c'est qu'il n'ait pas surgi plus tôt. Quand on lit dans l'appel des "Indigènes" cette condamnation de la France comme État colonial : "Pendant plus de quatre siècles, elle a participé activement à la traite négrière et à la déportation des populations de l'Afrique sub-saharienne. Au prix de terribles massacres, les forces coloniales ont imposé leur joug sur des dizaines de peuples dont elles ont spolié les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l'histoire, effacé la mémoire", comment ne pas établir de lien avec quelques-uns des clichés du défunt (?) "tiers-mondisme" dont le livre de Pierre Jalée en 1968, exemple parmi d'autres, avait nourri la conscience militante de gauche : Le pillage du Tiers Monde...? Ce qui était proclamé à propos du Tiers-Monde l'est, trente ans plus tard, à propos d'un passé colonial caricaturé et en apologie unilatérale des "descendants" de ce même Tiers-Monde.

Ce discours de la flétrissure avait été débusqué dans ses contradictions, par l'ouvrage de Pascal Bruckner en2020091399.08.lzzzzzzz 1983 : Le sanglot de l'homme blanc. Bruckner constatait : "Nous autres, les gâtés de la Terre, qui avons «fait» le colonialisme, la traite des Noirs, le génocide des Indiens, et qui anéantissons chaque année «50 millions» d'êtres humains par le seul jeu des échanges inégaux, détenons le monopole de l'assassinat des peuples. Être les pires, tel est notre narcissisme maladif, en face de quoi les hommes du Tiers-Monde seront les titulaires du pur" (p. 215). Que disent d'autre les prétendus "indigènes" ?

Il faut prendre le texte des "Indigènes de la République" non comme une oeuvre maladroite mais comme l'expression d'une attaque frontale contre les valeurs de la République, de la laïcité et comme une exécration du passé historique de la France... tenu en bien piètre ignorance, admettons-le. Attaque qui a puisé dans les outrances du tiers-mondisme gauchiste d'après 68.

La thématique n'est donc pas nouvelle. Elle trouve aussi des antécédents jusque dans l'«antiracisme» des années 1980. Personnellement, je peux témoigner y avoir été confronté en 1988 quand, dans certains milieux algériens issus du "mouvement antiraciste" et en passe d'être séduits par l'idéologie anti-occidentale des islamistes, on balançait à la face de son interlocuteur qu'il eut été préférable que les nazis emportassent la Deuxième Guerre mondiale ce qui, dans leur esprit fourvoyé, aurait favorisé l'accès de l'Algérie à l'indépendance... Alors, quand on argumente aujourd'hui, sans plus de mesure, sur le "statut de sous-humanité" des populations colonisées... et qu'on a laissé sans réponse les souhaits rétrospectifs de victoire de l'Allemagne hitlérienne, je doute fort de la sincérité des proclamations "indigénistes".

Mais, comme le remarquait Pascal Bruckner : "On ne peut nier la supériorité de l'Europe qu'au nom d'une certaine idée de l'Europe par une dynamique infinie, et son principal mérite est d'avoir produit l'anticolonialisme qui n'est jamais qu'une autre manière d'être occidental sur le mode du refus" (p. 264).

En réalité, la lamentation indigéniste est une posture qui, devant l'impossible positivité des références marxistes ou islamistes, vise à récupérer le capital de sympathie et de romantisme dont jouit désormais la figure des peuples en lutte pour leur indépendance dans les années 1950. Romantisme qui n'est pas étranger à la représentation stéréotypée, et admirative, de l'indigène produite par le dominant colonial lui-même...! C'est la raison pour laquelle, j'ai illustré ces pages à l'aide d'images provenant de la vision "colonialiste", car elles montrent que les stigmates d'infériorisation ne sont peut-être pas imputables à "l'État colonial" qui, au contraire, a aussi vécu dans la fascination de l'Autre.

11019317242alg_rie_types   

 

 

La réalité historique du temps colonial
Ni la colonisation ni le "colonialisme" ne se réduisent aux notions d'esclavage, de dépossession, de brutalisation ou d'animalisation qu'on croise dans la littérature des "indigènes" et qui
ne recouvrent pas ce qu'a été la réalité historique du contact entre populations, le champ et les effets de la présence/domination coloniale. La vérité, c'est que les rapports réels qu'entretinrent ces sociétés furent marqués par «l'ambivalence» comme l'affirme l'historien Daniel Rivet qui, à égale distance de l'injuste apologie et de la débile repentance, définit ainsi le champ de l'investigation historienne :

"Il ne revient pas à l'historien, sous couvert d'objectivité, de donner des couleurs en demi-teinte à ce temps de la colonisation au Maghreb. Pas plus qu'elle n'est blanche ou noire, la vérité n'est grise. Et l'analyste se doit d'écouter les protagonistes se crier qu'ils constituaient un couple passionnel d'ennemis complémentaires sur fond de haine qui ressemblait à de l'amour. Il lui appartient autant de mesurer la métamorphose silencieuse que le fait colonial accomplit sur les contemporains, en se jouant de la barrière clivant en deux la cité coloniale" (Le Maghreb à l'épreuve de la colonisation, Hachette, 2002, p. 18).

On est loin de cette rigueur historienne chez les idéologues de la "fracture coloniale". Leur discours fait2226136819.01.lzzzzzzz1 obstacle à la recherche historique en qualifiant par avance celle-ci de "révisionniste" si, par exemple, elle compare : "l'esprit de service public qui aurait animé les fonctionnaires coloniaux et la corruption des services des États postcoloniaux" (Bancel, Blanchard, Vergès, La République coloniale, Albin Michel, 2003, p. 129).

 

Or, l'examen des rapports entre administration coloniale et sujets coloniaux peut conduire à des appréciations non simplistes. Mohammed Harbi écrit ainsi :
"Est-il possible d'interpréter le fonctionnement de l'État [algérien depuis 1962] à la lumière de ce passé ? Considérons, par exemple, l'administration locale dans ses rapports avec les usagers. On sait que les institutions locales juxtaposent des éléments du système français (communes de plein exercice) et des éléments adaptés du système turc (communes mixtes). Dans les communes de plein exercice, la bureaucratie conçue surtout à l'usage des Européens est impersonnelle, universaliste et égalitaire. Elle agit en fonction d'un droit censitaire, certes, mais non en fonction du statut social ou politique. Dans les communes mixtes, au contraire, la relation fondamentale est politique et est personnalisée. La bureaucratie ignore de fait le droit. En dehors d'une protection souvent monnayée, l'arbitraire ne connaît pas de frein. L'insécurité est la règle. La relation avec l'administration est donc fondée sur la rationalité d'échanges particuliers, sur la satisfaction de fins personnelles, de transactions où chacun doit trouver son compte." (L'Algérie et son destin. Croyants ou citoyens, Arcantère, 1992, p. 25)

 

"la colonisation a été le cadre

d'une initiation à la société civile"

Mohammed Harbi

 

Le poids du passé colonial doit donc s'évaluer dans ses modalités contradictoires. Comme le dit Mohammed Harbi : "La colonisation a été ambivalente dans ses effets. D'un côté, elle a détruit le vieux monde, au détriment de l'équilibre social et culturel et de la dignité des populations. D'un autre coté, elle a été à l'origine des acquis qui ont créé la modernité algérienne. (...) On peut même dire, sans risque de se tromper, que la colonisation a été le cadre d'une initiation à ce qui est une société civile, même si cetsa_da_commune_mixte apprentissage s'est fait malgré elle et s'est heurté à une culture coloniale, d'essence raciste" (ibid., p. 26 et 27). Faudra-t-il désormais affirmer que l'historien Mohammed Harbi est "révisionniste" ? qu'il nourrit les nostalgiques et les tenants d'un "bilan positif" de la colonisation en affirmant que celle-ci a été ambivalente ?

 

 

 

 

Saïda, bureaux de la Commune mixte et mosquée

"tourner le dos

à une histoire qui culpabilise l'autre"

Mohammed Harbi

 

Il y a longtemps que les historiens sérieux font la part des choses : la mémoire et l'idéologie sont une expression possible du rapport au passé, l'investigation historienne en est une autre ; la première joue sur les affects, la seconde s'en affranchit pour atteindre la vérité globale d'une dynamique historique. Encore faut-il, pour y parvenir, souscrire au souhait de Mohammed Harbi : "En un mot, il faut, pour le plus  grand profit des générations nouvelles, tourner le dos à une histoire qui vise seulement à culpabiliser l'autre, secrète, volontairement ou non, la xénophobie et entretient l'anti-algérianisme" (ibid., p. 27).

 

 

"Filles et fils de colonisés..." : mais pour quel héritage ?
La revendication, par les "Indigènes de la République" d'un héritage politique avec des grands-parents colonisés gagnerait à être explicité. De qui parle-t-on ? Des militants pour l'indépendance ? Mais le fait de se déclarer pour l'indépendance n'est pas une caution de progressisme généralisé.

En Algérie, le courant assimilationniste (fin XIXe - début du XXe siècle) qui s'incarna dans les "Jeunes056__ferhat_abbas_2_ Algériens", ou dans les personnalités du Dr Bendjelloul et de Ferhat Abbas, s'incrivait dans le cadre d'une intégration de l'Algérie à la France tout en réclamant la citoyenneté et en soutenant le combat pour la modernité. Ils ont été politiquement dépassés par le mouvement nationaliste mais leur apport est à examiner pour qui s'intéresse à l'émancipation sociale. Mohammed Harbi est très clair à ce sujet :

"Du courant assimilationniste, l'historiographie nationaliste élude les évolutions et ne retient que la démission devant la question nationale. Que d'arguments pourtant il a fourni au nationalisme ! Son intérêt ne s'arrête pas là. Les assimilationnistes ont diffusé depuis le début du siècle une littérature d'une valeur considérable. On trouve chez eux une volonté profonde de réforme morale et intellectuelle, une conscience plus nette que chez les nationalistes des effets négatifs des archaïsmes sur la situation de la femme [par leur alliance avec les islamistes, les "Indigènes" de 2005 sont en-deçà des assimilationnistes algériens des années 1920 ou 1930 au sujet de l'émancipation féminine...] comme sur la personnalité de l'Algérien et une lucidité aiguë sur les rapports intérieurs de dépendance (khamessat ou métayage au 1/5e et clientélisme). Leurs attaques contre l'absolutisme des notables et le charlatanisme des marabouts sonnent juste" (Mohammed Harbi, 1954, la guerre commence en Algérie, éd. Complexe, 1989, p. 109-110).

Quand on examine l'attitude des "Jeunes Algériens" revendiquant "la naturalisation, la constitution de la propriété privée, la justice, l'établissement de l'état-civil, la scolarisation des enfants"...,  on s'aperçoit qu'ils "jouent" la modernité générée par la colonisation pour contrer le traditionalisme des notables et que cela implique un sens politique : "Le groupe des Jeunes Algériens, conscient de la difficulté de faire admettre aux masses musulmanes des institutions proposées par la colonisation, demande qu'on ne les brusque pas. Il faut suivre à leur égard une politique adaptée à leur niveau en attendant que l'école les prépare à embrasser la civilisation moderne. Seule cette institution les disposera à se débarasser de leurs préjugés et à revendiquer la citoyenneté française" (Mahfoud Smati, Les élites algériennes sous la colonisation, tome 1, éd. Dahlab/Maisonneuve & Larose, 1998, p. 209).

Mahfoud Smati cite Louis Khodja, "qu'on peut considérer comme le leader des jeunes Algériens" :
"Je veux bien admettre pour un instant que le Coran sera toujours un obstacle infranchissable à l'assimilation de l'indigène. Est-ce à dire que la France doive abandonner l'oeuvre, aussi noble que charitable, d'élever l'Arabe à son niveau social ? Certes, je n'hésite pas à répondre non. La France pourrait encore tenter, en effet, l'assimilation progressive par l'instruction et par l'éducation de la jeunesse actuelle ; la dépouiller aussi peu à peu de ses préjugés, et se l'attacher insensiblement d'une manière sûre et définitive. Dans cet acheminement lent vers un but aussi généreux, le Gouvernement devra montrer la plus grande bienveillance envers les Arabes qui, trop vieux pour apprendre, ne sauraient se dépouiller immédiatement des usages et des moeurs séculaires ; mais qui, en laissant aller leurs enfants aux écoles françaises, sacrifient par là même une part de leurs croyances et de leur fanatisme" (Les élites..., p. 209-210).

Louis Khodja écrivait ceci en 1891 dans : À la Commission du Sénat, la question indigène par un Français d'adoption. Est-on sûr que la société algérienne actuelle ait dépassé le seuil de ces questions ?

Réduire la grille de lecture du passé colonial à  une polarité bien/mal, le "bien" étant les indigènes en lutte pour leur indépendance et le "mal" étant le colonisateur,  est une violence faite à la vérité historique qui est bien plus complexe. Cela "sent un peu son traité du colonialisme à la Jean-Paul Sartre et Albert Memmi", écrit Daniel Rivet qui, traitant du Maroc, repousse cette facilité :

2207241297.01._sclzzzzzzz_"En vérité, entre Marocains et Français, le rapport ne fut pas aussi unilatéralement asymétrique. Sous le colonialisme perdure une autre histoire : celle qui se tisse non pas entre les deux archétypes du colon et de l'indigène, mais entre des personnes, que seule l'histoire orale a le pouvoir de restituer" (Daniel Rivet, Le Maroc de Lyautey à Mohammed V, le double visage du Protectorat, Denoël, 1999, p. 365).

 

 

 

Le cas de l'école malmène l'idée d'un "colonialisme" comme système unilatéralement "oppresseur"
Les partisans de la "fracture coloniale" (Blanchard, Bancel...) privilégient une vision du passé colonial de la France destinée à illustrer par avance ce qu'ils ont décidé de démontrer - même si on trouve des énoncés contradictoires ou prudents du genre "aucune situation n'est simplement le produit, l'effet du colonial" (La République coloniale, p. 14). Ainsi affirment-ils que "la République ne fut pas «bafouée», trahie, trompée aux colonies, elle y imposa, bien au contraire, son utopie régénératrice, l'utopie d'une République coloniale" (op. cit., p. 13).
C'est cette mise en système qui est critiquable chez les auteurs de la République coloniale, cette vision d'une machine sociale auto-régulée, génératrice
toute puissante de normes et de valeurs univoques. L'investigation historique ne rencontre jamais ce type de réalité. Mais des situations d'intrications, de prescriptions et de résistances... Pour Blanchard, Bancel et Françoise Vergès, l'école coloniale est donc, le "lieu d'une utopie" (p. 62-63), alors que l'historienne Yvonne Turin y voyait, en 1971 (...!) le lieu "d'affrontements" (Affrontements culturels dans l'Algérie coloniale : écoles, médecines, religion, 1830-1880, Maspéro, 1971 ; Enal, 1983). Voici ce qu'à son tour, et dans la lignée d'Yvonne Turin, Omar Carlier écrit sur l'école coloniale :

diapositive15

diapositive21

 

(à suivre...)

 

 

La responsabilité des historiens de la repentance

 

Michel Renard
avril 2006

 

slided_finitif___copie

 

bibliographie

Pascal Bruckner : Le sanglot de l'homme blanc. Tiers-Monde, culpabilité, haine de soi, Seuil, 1983, rééd.2020551179.01.lzzzzzzz 2002.

 

 

 

 

 

mr___port_cros___copie

 

 

 

 

 

contact
michelrenard2@aol.com

Posté par michelrenard à 00:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


04 septembre 2006

blog "islam en France, 1830-1962"


Diapositive1




le blog "islam en France, 1830-1962"



adresse : islamenfrance.canalblog.com


6608337_p
immolation d'un mouton à la Mosquée de Paris, aïd el-kebir, 1927


La présence musulmane en France est l'enfant de la conquête coloniale de l'Algérie. Des prisonniers de l'île Sainte-Marguerite, entre 1841 et 1884, aux premiers émigrés kabyles d'avant 1914 et jusqu'aux contingents de Nord-Africains des années 1950 et 60, les Algériens représentent l'élément humain le plus nombreux qui reproduit en exil les pratiques religieuses musulmanes.

Sans ostentation et sans le secours de ses clercs savants, l'islam des ouvriers et petits marchands d'Algérie en France s'est exprimé par la prière et les fêtes rituelles, par le jeûne du mois de Ramadan, par la solidarité communautaire, par l'exaltation d'une identité perçue comme momentanément dominée mais riche de son passé idéalisé. Jusqu'au début des années 1970, il est resté massivement un islam du rite et de la foi, plutôt extérieur aux formulations politiques qui étaient accaparées par l'organisation nationaliste (Étoile Nord-Africaine, puis PPA et MTLD, avant le FLN). L'expérience du mouvement des Oulémas en métropole (1936-1938) est ainsi restée sans beaucoup d'impact.

Mais l'islam de métropole ne doit pas qu'à l'Algérie. Ses manifestations architecturales, qu'elles soient funéraires ou sanctuarisées avec quelques édifices du culte, relèvent d'initiatives institutionnelles : après l'ambassade ottomane à Paris qui obtient l'enclos musulman et la "mosquée" dans le cimetière du Père-Lachaise (1857), l'armée française est à l'origine d'une attention généralisée aux rituels d'inhumation musulmans à partir de l'automne 1914, et ensuite par la réalisation mémorialo-commémorative des nécropoles militaires et des carrés musulmans dans les cimetières.

La Mosquée de Paris, élément phare de l'islamophilie française, trouve ses origines dans le croisement des intérêts diplomatiques de la France en tant que "grande puissance" arabo-musulmane, et des projets de milieux indigénophiles attachés au respect des croyances religieuses des Arabes musulmans qu'ils soient sujets ou protégés du domaine colonial. L'Institut musulman de la Mosquée de Paris (1926) s'est incarné, jusqu'en 1954, dans la figure emblématique de Si Kaddour ben Ghabrit, né algérien, entré dans la carrière diplomatique comme agent du quai d'Orsay dès 1892, directeur du protocole du Sultan du Maroc et président de la Société des Habous des Lieux saints de l'Islam, première personnalité musulmane de métropole.

Michel Renard


islamenfrance.canalblog.com



- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 14:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 avril 2006

Un texte délirant

unif5
artilleurs coloniaux en Indochine au début du XXe siècle
(musée troupes de Marine)



un texte délirant

Ce n'est pas pour appeler moi-même à cette manifestation que je publie ce texte, mais pour lui confronter les arguments qui figurent sur ce blog.


TOUS-TES A LA MARCHE DES INDIGENES DE LA REPUBLIQUE,
LE 8 MAI PROCHAIN !!!
  


TOUS-TES A LA MARCHE DES INDIGENES DE LA REPUBLIQUE, LE 8 MAI PROCHAIN !!! Le 17 janvier 2005, l’Appel intitulé «Nous sommes les indigènes de la république» était rendu public. Il a suscité rapidement le soutien enthousiaste de milliers de personnes pour la plupart issues de l’immigration postcoloniale. Il a suscité également la réprobation virulente de la plupart des composantes de la scène politique, de droite comme de gauche. La raison en est simple : nous sommes passés du rôle d’accusés, constamment suspects de «délinquance», d’«islamisme», d’«antisémitisme», de «sexisme», de «communautarisme» et autres monstruosités liées à nos prétendus atavismes culturels, au rôle d’accusateurs. Nous avons dévoilé l’hypocrisie républicaine qui parle d’égalité et d’universalisme alors qu’elle reproduit la ségrégation et le racisme. Nous avons dévoilé l’hypocrisie d’un certain «anti-racisme» qui, à l’instar des appendices du PS, SOS-Racisme et Ni Putes Ni Soumises, se contente de regretter la permanence de représentations racistes sans contester le système qui les produit et les discriminations sociales, culturelles et politiques qu’elles impliquent. L’Appel a dévoilé ce que la république occulte : le racisme dont sont victimes les populations issues de l’immigration est ancré dans un système social, politique, institutionnel et idéologique, produit de la colonisation, qui perpétue la ségrégation raciale et culturelle en France. Nous avons dit : le colonialisme n’a pas été une parenthèse malencontreuse qui s’est refermée avec les Indépendances ; le postcolonialisme poursuit le colonialisme sous une autre forme vis-à-vis des anciennes colonies, des actuelles possessions françaises et des populations issues de l’immigration.

Le premier défi que nous nous étions lancé en publiant l’Appel était d’imposer un débat public sur le rapport entre l’histoire coloniale de la république et les discriminations dont sont l’objet les noirs, les arabes et les musulmans. Ce défi a été relevé. Sur la base de l’Appel, de nombreuses forces se sont regroupées, constituant des collectifs comme autant d’instruments de lutte : militant-e-s des quartiers ou de l’immigration, associations musulmanes, de travailleurs maghrébins, espaces engagés dans la solidarité avec le peuple palestinien, féministes, militant-e-s de gauche, toutes et tous uni-e-s contre le postcolonialisme. Grâce à la Marche des indigènes du 8 mai 2005, à laquelle ont participé plusieurs milliers de personnes, et à de multiples initiatives dans différentes villes de France ; grâce à la lutte contre la loi du 23 février ; grâce surtout à la révolte des quartiers populaires, les questions soulevées dans l’Appel sont aujourd’hui au coeur du débat politique. Désormais, incontournable, la question du postcolonialisme est sujet d’une controverse qui traverse l’ensemble de l’espace politique, médiatique, intellectuel et académique, obligé de se positionner sur les thèses de l’Appel qu’ont confirmé de manière éclatante les événements qui se sont succédés depuis sa publication.

Un chapelet de lois et de mesures ont été prises, ou sont en voie de l’être, qui aggravent encore plus la situation des populations issues de l’immigration coloniale et postcoloniale tandis que l’offensive raciste, négrophobe et islamophobe prend des proportions alarmantes. Cette offensive s’inscrit dans le cadre d’une attaque sans précédent pour imposer l’ordre sécuritaire et néolibérale dont l’ensemble des couches laborieuses et de la jeunesse sont la cible. Elle s’inscrit aussi dans le contexte de la politique de « guerre des civilisations » et de «recolonisation du monde» que mènent les Etats-Unis relayés notamment par la France. Mais les thèses de l’Appel ont d’abord été confirmées par les luttes de ces derniers mois : la révolte des quartiers populaires, les luttes des sans-papiers, les luttes pour le droit au logement, les mobilisations en France et aux Antilles contre la loi inique du 23 février 2005, qui réaffirme l’«œuvre positive» de la France coloniale, les mobilisations contre la loi «sur l’égalité des chances». Ces luttes ont montré également la nécessité pour les populations issues de l’immigration postcoloniale de prendre en charge leur destin, de s’organiser, d’unir leurs énergies pour constituer une force politique autonome. Les sans-papiers, les immigrés parqués dans des foyers insalubres et dangereux, les habitants des quartiers, les jeunes confrontés aux brutalités policières, les ouvriers étrangers «derniers embauchés, premiers licenciés», les personnes issues des Dom Tom, les musulmans interdits de pratiquer leur foi, ont un même adversaire : la politique de ségrégation raciale mise en œuvre par la république dans la continuité de son passé colonial. Les luttes des populations issues de l’immigration et des quartiers ne pourront imposer le changement que si elles convergent au sein d’une dynamique autonome. Mais, si elle concerne en premier lieu les populations issues de l’immigration, c’est l’ensemble des classes populaires qui est visé aujourd’hui par l’offensive gouvernementale. La «loi sur l’égalité des chances», présentée comme une réponse à la «crise des banlieues», fragilise toute la jeunesse et les travailleurs en même temps qu’elle accroît l’extrême précarité des immigrés et de leurs enfants, français ou non. Les mesures policières, présentées comme une réponse à la «délinquance» des jeunes des «quartiers sensibles», a pour but également de permettre le contrôle social et la répression des classes populaires dans leur ensemble.

Depuis des décennies, les politiques de droite comme de gauche, manipulent ce qu’elles appellent le «problème de l’immigration». La «sécurité» ou le prétendu «danger islamiste» sont devenus les thèmes de prédilection d’une propagande qui vise à briser toute résistance à la politique néo-libérale et conservatrice. La perpétuation des discriminations et du racisme, inscrite dans le système postcolonial, est une arme contre l’ensemble du mouvement social. A toutes les forces progressistes et démocratiques, nous disons ceci : soyez avec nous dans la lutte contre le racisme et les discriminations ! Rejoignez le combat contre le postcolonialisme ! Le 8 mai prochain, sous le signe de Toussaint Louverture, héros de la lutte contre l’esclavage, nous battrons le pavé parisien pour affirmer haut et fort la nécessité d’une lutte autonome des populations issues de l’immigration postcoloniale et notre volonté de trouver les chemins d’un «tous ensemble» anticolonialiste. Toutes et tous à la Marche des Indigènes, le 8 mai prochain à 14h de République à Barbès !!!

- Pour l’amnistie des révoltés d’octobre-novembre 2005 et des personnes inculpées à la suite des manifestations contre le CPE !
- Abrogation de la loi pour l’égalité des chances !
- Abrogation des articles colonialistes de la loi du 23 février 2005 !
- Non, à la loi sur l’immigration jetable ! Dignité ! Egalité ! Justice !

Les Indigènes de la république
jeudi 30 mars 2006

("posté" sur plusieurs sites)
      

- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 00:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 avril 2006

Et maintenant, les nouveaux racistes ! (François Darras)

affrec1

les Français «restent» intrinsèquement des colonisateurs
pour les "Indigènes de la République"

 

Et maintenant, les nouveaux racistes !

François DARRAS

 

Ça nous pendait au nez. C'était quasiment programmé. L'émergence et l'affirmation, grâce au soutien médiatique que l'on sait, d'une gauche réac, anti-républicaine, cléricale, anti-laïque, communautariste et ethniciste ne pouvait qu'enfanter ce «monstre» qu'est la pétition intitulée «nous sommes les indigènes de la République», lancée sur le site islamiste «oumma.com», appuyée par des personnalités d'extrême gauche, ou même de gauche, la fraction antisioniste des Verts, des partisans de Dieudonné, Tarik Ramadan, des intellectuels pro islamistes (mais aussi d'authentiques antiracistes ou anti-colonialistes démocrates) et publiée, sans distanciation critique, dans les colonnes du Monde. (Précisons que plusieurs signataires de ce texte inouï, parfois dément, que nous avons contactés, ont pris leurs distances depuis qu'ils l'ont vraiment lu).

Texte angoissant, tant il rompt radicalement avec tout l'héritage progressiste, humaniste, universaliste de la tradition républicaine. Le ton est donné d'emblée puisque les signataires s'autoproclament «militants engagés dans les luttes contre l'oppression et les discriminations produites par la République post-coloniale». Et, en effet, ce qui, de bout en bout est stigmatisé, assimilé à l'esclavagisme, ce n'est ni la monarchie qui pratiqua la traite des noirs, ni l'empire qui rétablit la servitude, ni le capitalisme qui exacerbe les discriminations ethniques et sociales, qui ghettoïse les populations venues d'ailleurs, mais, obsessionnellement, l'ignoble République, celle-là même qui, à deux reprises, avec l'abbé Grégoire et Victor Schoelcher, imposa l'émancipation totale des esclaves ! Les expressions sont significatives : «la République de l'égalité est un mythe», «il est temps que la France interroge ses Lumières» - oh l'odieux Voltaire ! – qu'elle «refoule son nationalisme arc-bouté au chauvinisme de l'universel (sic)».

 

Que dit, au fond, ce texte qui témoigne d'une régression absolue ?

- Qu'à l'union et à la solidarité des exploités, d'hier et d'aujourd'hui, telles que l'histoire de notre pays en a souvent magnifié les combats, et quelles que soient leur origine ou leur religion, doit se substituer une véritable sécession des indigènes de l'intérieur qui n'ont rien de commun avec ces Français autochtones qui ont été et «restent» intrinsèquement des colonisateurs, sinon des esclavagistes, qu'ils le veuillent ou pas, et quelque combat anti-colonialistes qu'ils aient mené. D'ailleurs, ce n'est pas la barbarie du système économique néo-libéral ni l'exacerbation sauvage de la loi du marché, mais, encore et toujours, la «République qui relègue les populations de banlieue aux marges de la société».

- Que, de même que le Français de souche restera génétiquement un colonisateur et un esclavagiste – un héritier des méchants -, les musulmans, les noirs, resteront eux, tout aussi génétiquement, des fils, petits-fils, arrière petits-fils «d'esclaves», de «déportés» ou de «colonisés», enfermés donc, pour l'éternité, dans ce statut qui les exclut par définition de toute communauté citoyenne possible.

- Que toute forme d'intégration – et surtout d'intégration républicaine - est, en conséquence, une trahison et que, par exemple, les élus issus des populations immigrés ne peuvent que jouer le rôle «de beurs ou de blacks de service !», y compris, bien sûr, les Harlem Désir, les Malek Boutih ou les Kofi Yamgnane. Que signifie, à cet égard, cette phrase : «la loi elle-même n'est pas toujours égale : ainsi l'application du statut personnel aux femmes maghrébines ou sub-saharienne» - que signifie-t-elle, sinon que lutter contre la polygamie est, en soi, scandaleux ?

- Que la participation, aux côtés de républicains progressistes autochtones, à des combats émancipateurs et citoyens, relève donc de la collaboration ethnique, comme les staliniens parlaient de «collaboration de classe».

- Que le respect du principe de laïcité constitue une agression contre les musulmans, donc contre les «colonisés», de même que «la gestion de l'Islam par le ministre de l'Intérieur» ou la lutte contre l'immigration clandestine, c'est-à-dire contre des gens «qui sont contraints de franchir les frontières illégalement». Là où ce texte est paranoïaque, c'est qu'il ajoute aussitôt : «on tente de faire jouer aux travailleurs immigrés le rôle de dérégulateur du marché du travail pour étendre à l'ensemble des salariés encore plus de précarité et de flexibilité». Ça, c'est juste. Mais précisément l'immigration libre revendiquée y contribue.

- Que «la gangrène coloniale s'empare des esprits... au point qu'une frange active du monde intellectuel, politique et médiatique, devenue agent de la pensée bushienne, désigne, comme aux heures glorieuses de la colonisation, sous le vocable d'intégrisme, les populations indigènes comme la 5ème colonne de la barbarie qui menace l'Occident et ses valeurs» : or, que désigne cette phrase sinon tous ceux qui se posent en adversaires de l'islamisme radical et du terrorisme ?

- Que les «fils et petits-fils de» (expression employée par référence à l'association des «fils et filles de déportés» de Serge Klarsfeld) sont appelés, en tant qu'indigènes, à «décoloniser la République», c'est-à-dire, si les mots ont un sens, à se comporter à l'égard de la France, mais au sein de la France, comme l'ont fait les Moudjahidins algériens (ou les Fedayins palestiniens à l'égard d'Israël).

Donc, de même que le Français est un colon, même chez lui, l'immigré est un «indigène», même en «métropole». Ni l'un ni l'autre ne peuvent s'en sortir, en somme, biologiquement assignés qu'ils sont à ce rôle ou à cette fonction. Aucune fusion n'est possible, aucun combat commun n'est envisageable, autre que celui-là auquel appelle les signataires, qui est celui de la revanche

Jamais une fraction de la gauche n'avait cautionné un texte de diversion aussi intrinsèquement de droite, raciste, clérical, diviseur, confessionnel et rétrograde. Jamais un tel cadeau n'avait été fait aux vrais oppresseurs et exploiteurs, qui toujours se nourrissent des guerres intestines qui neutralisent et paralysent leurs victimes, par des extrémistes dévoyés qui croient sincèrement se rebeller contre l'exploitation et l'oppression !

François Darras
kahnjf1(pseudo de Jean-François Kahn)

le 21 décembre 2005 à 12 h 18
sur le site de l'hebdomadaire Marianne

logo1



 

* une réponse (pauvrement argumentée) à cette analyse, par Julien Salingue du site Tou(TE)s Égaux

** excellent démontage de l'idéologie des "indigènes de la République" dans l'Observatoire du communautarisme

*** autre analyse intéressante provenant de la revue jésuite Études et signée Bruno Guigue : la République au défi de l'ethnicité2747520935r, mise en ligne sur l'Observatoire du communautarisme. Bruno Guigue (né en 1962, ENS, ENA) est l'auteur de plusieurs ouvrages publiés chez l'Harmattan, dont : Aux origines du conflit israélo-arabe. L'invisible remords de l'Occident (nouv. éd., 2002).

 

 

 

 

- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 22:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Naissance d'une nouvelle identité : le conglomérat des opprimés de père en fils (Leïla Babès)

154728901239
au temps de l'Algérie coloniale



Naissance d'une nouvelle identité :

le conglomérat

des opprimés de père en fils


Ce texte ne défend à aucun moment le principe

d'égalité des sexes

Leïla BABÈS*


Cette semaine, un appel intitulé «Nous sommes les indigènes de la République !... », a été publié sur le site islamique Oumma.com. La démarche qui projette d'organiser des Assises de «l'anti-colonialisme post-colonial», a recueilli de nombreuses signatures émanant de divers milieux et origines, mais dont il est possible d'identifier, par la nature du texte ainsi que par les noms de quelques signataires, comme le prédicateur suisse Tariq Ramadan, les chercheurs François Burgat et Vincent Geisser, tous deux ardents défenseurs des islamistes, les convergences d'idées.

On y trouve également des associations de travailleurs immigrés, des courants d'extrême gauche, des Verts, et des personnalités qui se sont distinguées par leur opposition au vote de la loi d'interdiction des signes religieux à l'école comme le sociologue de l'immigration, Saïd Bouamama

Ce qui frappe dans ce texte pour le moins étrange, c'est la référence à un cadre d'inscription qui n'est ni la citoyenneté, ni l'immigration proprement dite, mais les anciennes colonies. En fait, c'est un procès qui est fait à la France coloniale, esclavagiste, accusée de pratiquer aujourd'hui encore les mêmes traitements aux citoyens ou ressortissants appartenant aux peuples anciennement colonisés ou définitivement conquis comme les Antillais.

Il n'est pas superflu de relever dans ce texte où règne une confusion savamment entretenue par une rhétorique belliqueuse et vindicative, quelques amalgames et contre-vérités. Bref, la lecture de cet appel qui s'apparente plus à un brûlot qu'à un engagement serein, laisse une impression de malaise.

Bien entendu, la dénonciation des discriminations à l'embauche et au logement est légitime et ne souffre d'aucune discussion. Le texte y adjoint toutefois, les domaines de l'école, de la santé et des loisirs.
Dans le premier cas, la loi d'interdiction des signes religieux, que le manifeste appelle «loi anti-foulard», est jugée «discriminatoire, sexiste, (et) raciste», «une loi d'exception aux relents coloniaux». Arrêtons-nous d'abord sur les termes de ce procès fait à la loi, donc à la France.

La confusion entretenue entre le registre des «signes ostensibles» d'appartenance religieuse dans un secteur clairement circonscrit - écoles, collèges et lycées -, c'est-à-dire non pas l'ensemble d'une religion mais l'exhibition de ses signes dans un lieu unique, et la notion de racisme dont ferait l'objet un vague conglomérat identitaire dont rien ne permet de définir les contours - religieux, culturel, ethnique ? -, laisse perplexe.

Voilà donc une loi désignée comme discriminatoire - pour qui ? Les femmes, les musulman(e)s, les Arabes, les Africains, les immigrés ? -, et tous les Français originaires des anciennes colonies, ainsi que les immigrés - lesquels ? Seulement les Maghrébins, Africains et Musulmans, ou faut-il aussi ajouter les Polonais, les Portugais et les Kosovars ? -, ainsi que les Antillais, descendants d'esclaves, devraient se sentir concernés, non pas sur un plan citoyen, mais sur un plan identitaire, comme opprimés et descendants d'opprimés. Une nouvelle identité est née : le conglomérat des opprimés de père en fils. On est pourtant forcé en parcourant la liste des signataires, de s'interroger sur les raisons qui poussent tant de personnes dont la réussite sociale ne fait pas de doute, à se sentir malheureuses. Mais c'est une autre histoire.

Deuxième terme tout aussi problématique que le précédent : sexiste. Ainsi donc, la loi est une atteinte aux femmes voilées, non parce qu'elles portent un voile à l'école, mais parce qu'elles sont femmes. En d'autres termes, défendre le voile revient à défendre les femmes comme les égales des hommes. Il est d'ailleurs symptomatique que le texte qui dénonce l'oppression des peuples, l'impérialisme et le néo-colonialisme et en appelle à l'égalité de manière générale, ne défend à aucun moment le principe d'égalité des sexes. Que le port du voile soit un obstacle pour les femmes dans l'accès aux fonctions publiques, ne serait-ce que parce que les idéologues qui ont fait du voilement du corps de la femme le symbole de toute leur campagne, les assignent tout naturellement à la domesticité, ne semble nullement gêner ces nouveaux militants de la lutte contre les discriminations.

Quant au domaine de la santé, je ne vois pas à quelles sortes de discriminations les populations originaires des anciennes colonies sont confrontées. En revanche, on ne peut s'empêcher de penser au refus des islamistes de laisser leurs femmes se faire examiner ou soigner par un médecin homme. De la même manière, la faute en est à la République qui opprime les femmes, et non aux hommes qui préféreraient mettre en danger la vie des leurs épouses plutôt que de les livrer à des médecins qui n'ont bien sûr rien d'autre à faire qu'à tripoter leurs patientes.

Autres accusations : la République, néo-coloniale donc, est responsable comme par le passé, des dissensions internes au «conglomérat», en opposant les Berbères aux Arabes, les Juifs aux «Arabo-musulmans» et aux Noirs, ainsi que des risques que prennent les candidats à l'immigration clandestine en franchissant les frontières illégalement. Un tel délire se passe de commentaire.

Mais lorsqu'il est question de dénoncer l'application du statut personnel aux femmes d'origine maghrébine et sub-saharienne, - dénonciation que je partage évidemment -, il est tout de même étonnant que l'évocation de cette aberration ne soit nullement accompagnée d'un positionnement clair en faveur des valeurs qui accompagnent tout naturellement ce dysfonctionnement : l'égalité des sexes, et l'ensemble des valeurs laïques. Mais on comprend que cela risque de faire apparaître au grand jour les contradictions inhérentes à ce front du refus et du ressentiment, que le seul moyen de surmonter est l'usage du langage de la confusion.

Quant aux jeunes «issus de l'immigration», ils seraient accusés «d'être le vecteur d'un nouvel anti-sémitisme». Impossible de ne pas relever là aussi la pratique de l'amalgame et de la dénégation. Car s'il est faux que c'est l'ensemble des jeunes «issus de l'immigration» qui fait l'objet d'une telle accusation, en assénant cette contre-vérité, on élude par-là même l'existence d'une attitude effectivement antisémite chez une partie de ces jeunes, et on se dédouane de toute condamnation dans ce sens.

Le même scénario se reproduit avec une autre affirmation lorsqu'il est dit que «sous le vocable jamais défini d'intégrisme, les populations d'origine africaine, maghrébine ou musulmane sont désormais identifiées comme la Cinquième colonne d'une nouvelle barbarie qui menacerait l'Occident et ses valeurs».

Enfin, les contours de l'ennemi se dessinent ensuite sous les traits de ceux qui défendent «frauduleusement», est-il précisé, la laïcité, la citoyenneté et le féminisme. Voilà un procédé qui identifie les courants auxquels appartiennent les «collaborateurs» (le mot est de moi) de la République néo-coloniale, et en même temps sème le doute quant à leur sincérité. Un jeu enfantin pour les amateurs de la théorie du complot. Un indice pour les cancres : laïc = vendu = arabe de service = sioniste.
Moi en tous cas, je me reconnais bien dans l'expression «indigène de la République». Je traduis pour tous les cancres : indigène = habitante = citoyenne. Et j'ajouterais : plutôt bien dans ma peau. Hamdullah !

février 2005
*Auteur de Le voile démystifié, Bayard, 2004


livre_le_la_couv











4073c81e3169d



* Leïla Babès est professeur de sociologie des religions à l'université catholique de Lille


 

- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 17:36 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

«Nous sommes les indigènes de la République !...» - Appel et liste des signataires (2005)

1101931724
Postuler une continuité entre les "indigènes" des anciennes
colonies et les "discriminés" de la société française est un argument rhétorique
cherchant à accaparer le capital de sympathie que peuvent susciter
les dominés du temps colonial, au profit d'un combat politique aveugle. (MR)

 

 

«Nous sommes les indigènes

de la République !...»

Appel pour les Assises de l'anti-colonialisme post-colonial

 

Discriminés à l'embauche, au logement, à la santé, à l'école et aux loisirs, les personnes issues des colonies, anciennes ou actuelles, et de l'immigration post-coloniale sont les premières victimes de l'exclusion sociale et de la précarisation. Indépendamment de leurs origines effectives, les populations des «quartiers» sont «indigénisées», reléguées aux marges de la société.

Les «banlieues» sont dites «zones de non-droit» que la République est appelée à «reconquérir». Contrôles au faciès, provocations diverses, persécutions de toutes sortes se multiplient tandis que les brutalités policières, parfois extrêmes, ne sont que rarement sanctionnées par une justice qui fonctionne à deux vitesses.

Pour exonérer la République, on accuse nos parents de démission alors que nous savons les sacrifices, les efforts déployés, les souffrances endurées. Les mécanismes coloniaux de la gestion de l'islam sont remis à l'ordre du jour avec la constitution du Conseil français du Culte Musulman sous l'égide du ministère de l'Intérieur. Discriminatoire, sexiste, raciste, la loi anti-foulard est une loi d'exception aux relents coloniaux. Tout aussi colonial, le parcage des harkis et enfants de harkis.

Les populations issues de la colonisation et de l'immigration sont aussi l'objet de discriminations politiques. Les rares élus sont généralement cantonnés au rôle de «beur» ou de «black» de service. On refuse le droit de vote à ceux qui ne sont pas «français», en même temps qu'on conteste «l'enracinement» de ceux qui le sont. Le droit du sol est remis en cause.
Sans droit ni protection, menacées en permanence d'arrestation et d'expulsion, des dizaines de milliers de personnes sont privées de papiers. La liberté de circulation est déniée ; un nombre croissant de Maghrébins et d'Africains sont contraints à franchir les frontières illégalement au risque de leurs vies.

manif_voile11

 

La France a été un Etat colonial...
Pendant plus de quatre siècles, elle a participé activement à la traite négrière et à la déportation des populations de l'Afrique sub-saharienne. Au prix de terribles massacres, les forces coloniales ont imposé leur joug sur des dizaines de peuples dont elles ont spolié les richesses, détruit les cultures, ruiné les traditions, nié l'histoire, effacé la mémoire. Les tirailleurs d'Afrique, chair à canon pendant les deux guerres mondiales, restent victimes d'une scandaleuse inégalité de traitement.


La France reste un Etat colonial !
En Nouvelle Calédonie, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion, Polynésie règnent répression et mépris du suffrage universel. Les enfants de ces colonies sont, en France, relégués au statut d'immigrés, de Français de seconde zone sans l'intégralité des droits.
Dans certaines de ses anciennes colonies, la France continue de mener une politique de domination. Une part énorme des richesses locales est aspirée par l'ancienne métropole et le capital international. Son armée se conduit en Côte d'Ivoire comme en pays conquis.


Le traitement des populations issues de la colonisation prolonge, sans s'y réduire, la politique coloniale

Non seulement le principe de l'égalité devant la loi n'est pas respecté mais la loi elle-même n'est pas toujours égale (double peine, application du statut personnel aux femmes d'origine maghrébine, sub-saharienne...). La figure de l'«indigène» continue à hanter l'action politique, administrative et judiciaire ; elle innerve et s'imbrique à d'autres logiques d'oppression, de discrimination et d'exploitation sociales.
Ainsi, aujourd'hui, dans le contexte du néo-libéralisme, on tente de faire jouer aux travailleurs immigrés le rôle de dérégulateurs du marché du travail pour étendre à l'ensemble du salariat encore plus de précarité et de flexibilité.


La gangrène coloniale s'empare des esprits
L'exacerbation des conflits dans le monde, en particulier au Moyen-Orient, se réfracte immédiatement au sein du débat français. Les intérêts de l'impérialisme américain, le néo-conservatisme de l'administration Bush rencontrent l'héritage colonial français. Une frange active du monde intellectuel, politique et médiatique français, tournant le dos aux combats progressistes dont elle se prévaut, se transforme en agents de la «pensée» bushienne. Investissant l'espace de la communication, ces idéologues recyclent la thématique du «choc des civilisations» dans le langage local du conflit entre «République» et «communautarisme».
Comme aux heures glorieuses de la colonisation, on tente d'opposer les Berbères aux Arabes, les Juifs aux «Arabo-musulmans» et aux Noirs. Les jeunes «issus de l'immigration» sont ainsi accusés d'être le vecteur d'un nouvel anti-sémitisme. Sous le vocable jamais défini d'«intégrisme», les populations d'origine africaine, maghrébine ou musulmane sont désormais identifiées comme la Cinquième colonne d'une nouvelle barbarie qui menacerait l'Occident et ses «valeurs».
Frauduleusement camouflée sous les drapeaux de la laïcité, de la citoyenneté et du féminisme, cette offensive réactionnaire s'empare des cerveaux et reconfigure la scène politique. Elle produit des ravages dans la société française. Déjà, elle est parvenue à imposer sa rhétorique au sein même des forces progressistes, comme une gangrène. Attribuer le monopole de l'imaginaire colonial et raciste à la seule extrême-droite est une imposture politique et historique. L'idéologie coloniale perdure, transversale aux grands courants d'idées qui composent le champ politique français.


La décolonisation de la République reste à l'ordre du jour !
La République de l'Egalité est un mythe. L'Etat et la société doivent opérer un retour critique radical sur leur passé-présent colonial. Il est temps que la France interroge ses Lumières, que l'universalisme égalitaire, affirmé pendant la Révolution Française, refoule ce nationalisme arc-bouté au «chauvinisme de l'universel», censé «civiliser» sauvages et sauvageons. Il est urgent de promouvoir des mesures radicales de justice et d'égalité qui mettent un terme aux discriminations racistes dans l'accès au travail, au logement, à la culture et à la citoyenneté. Il faut en finir avec les institutions qui ramènent les populations issues de la colonisation à un statut de sous-humanité.

Nos parents, nos grands-parents ont été mis en esclavage, colonisés, animalisés. Mais ils n'ont pas été broyés. Ils ont préservé leur dignité d'humains à travers la résistance héroïque qu'ils ont mené pour s'arracher au joug colonial. Nous sommes leurs héritiers comme nous sommes les héritiers de ces Français qui ont résisté à la barbarie nazie et de tous ceux qui se sont engagés avec les opprimés, démontrant, par leur engagement et leurs sacrifices, que la lutte anti-coloniale est indissociable du combat pour l'égalité sociale, la justice et la citoyenneté. Dien Bien Phu est leur victoire. Dien Bien Phu n'est pas une défaite mais une victoire de la liberté, de l'égalité et de la fraternité !

Pour ces mêmes raisons, nous sommes aux côtés de tous les peuples (de l'Afrique à la Palestine, de l'Irak à la Tchétchènie, des Caraïbes à l'Amérique latine...) qui luttent pour leur émancipation, contre toute les formes de domination impérialiste, coloniale ou néo-coloniale.

NOUS, descendants d'esclaves et de déportés africains, filles et fils de colonisés et d'immigrés, NOUS, Français et non-Français vivants en France, militantes et militants engagé-es dans les luttes contre l'oppression et les discriminations produites par la République post-coloniale, lançons un appel à celles et ceux qui sont parties prenantes de ces combats à se réunir en Assises de l'anti-colonialisme en vue de contribuer à l'émergence d'une dynamique autonome qui interpelle le système politique et ses acteurs, et, au-delà, l'ensemble de la société française, dans la perspective d'un combat commun de tous les opprimés et exploités pour une démocratie sociale véritablement égalitaire et universelle.

Le 8 mai 1945, la République révèle ses paradoxes : le jour même où les Français fêtent la capitulation nazie, une répression inouïe s'abat sur les colonisés algériens du Nord-Constantinois : des milliers de morts.

Le 8 mai prochain, 60ème anniversaire de ce massacre, poursuivons le combat anticolonial par la première Marche des indigènes de la République !

janvier 2005

___________________

 

liste des signataires

 

 

I - Initiateurs-trices

Associations

MAI 59 : Mouvement autonome de l'immigration du Nord, CMF (Collectif des Musulmans de France), Oumma.com, GRAAF (Groupe de Recherches Activistes sur l’Afrique), FETAF (Fédération des Travailleurs d'Afrique en France), Droit des femmes musulmanes de France, collectif Les Mots sont Importants, collectif féministe Les Blédardes, TouTEsegaux.net, Festival Permanent contre les lois racistes (Strasbourg), DiverCité (Lyon), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), groupe de rap «La RUMEUR».

Individus

Amar Assas (membre du bureau « harkis et droits de l’homme »)
Karim Azouz (Collectif des Musulmans de France)
Fatima Bammou (travailleuse sociale)
Sidi Mohammed Barkat (philosophe)
Adnane Ben Youssef (CCIPPP)
Said Bouamama (socio-économiste et chargé de recherche à l'IFAR)
Hamé Bourokba (groupe de rap «La Rumeur»)
Youssef Boussoumah (coordinateur des Campagnes Civiles Internationales pour la Protection du Peuple Palestinien/CCIPPP)
Houria Bouteldja (Collectif féministe les Blédardes)
Jamila Chaïbi (militante féministe)
Jean-Luc Cipière (membre d’Attac France)
Monique Crinon (Cedetim)
Christine Delphy (féministe)
Bernard Dréano (responsable associatif)
Abdelmajid Guelmami (socio-économiste)
Moustapha Gueye (membre du cercle Franz Fanon),
Tidiane Gueye (Président de la Fédération des Travailleurs d'Afrique en France),
Alix Héricord (doctorante en histoire),
Fouad Imarraine (CMF)
Najat Khanzy (enseignante)
Sadri Khiari (membre du comité de rédaction de la revue ContreTemps)
Meriem Laribi (Collectif une Ecole Pour Tous-tes)
Laurent Lévy (père de famille)
M'Baïreh Lisette (Militant Associatif Antillais)
Joëlle Marelli (traductrice)
Mehdi Meftah (membre de la coordination des comités Palestine)
Corinne Perron (représentante en France de l'USTKE),
Nicolas Qualander (membre du comité de rédaction de la revue Contre-Temps)
Frédéric Sarkis (militant associatif)
Ahcène Taleb (avocat, militant anti-raciste)
Pierre Tévanian (professeur de philosophie)
Sylvie Tissot (sociologue)

II - Soutiens

Associations

Symbiosophia
Al Houda
UNIR
Les Périphériques vous parlent
Palestine en Marche,
Respect Association Lilloise (R.A.L.)
Femmes Plurielles, revue Multitudes
Ni Proxos Ni Machos
Cedetim
Association UniCité de Maubeuge (Pour la Citoyenneté, l’égalité des Chances et de Traitement, et la Lutte contre les discriminations)
Association Alternative Couleur Citoyenne (Tours - 37)
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
Marseille Solidaire
Cercle des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives
Les Jeunesses Communistes Révolutionnaires (JCR)
SITE WEB : Peuples & Monde, Collectif des féministes pour l’égalité
SITE WEB : Kalkiya, Association Himeros
FFEME (Femmes Françaises et Musulmanes engagées),
SOS 2 Poids 2 Mesures, Revue "le son du mois"
Association Aix Solidarité
Comité de solidarité avec le peuple basque (Paris)
Association Fraternité Franco-Africaine (FFA)
Association Respaix Generation Conscience
Association Se Connaitre
Collectif Afrique - Lille, Collectif des Sans-Papiers - CSP 59
FASTI
Association des Etudiants Musulmans d'Aix en Provence
CGT CEGELEC

Individus

Marie-France Merrain Astegiani (membre du collectif Esclavage)
Khaled Satour (universitaire)
Eyal Sivan (cinéaste)
Catherine Samary (économiste)
Nacira Guénif-Souilamas (sociologue)

Salah Amokrane (conseiller municipal Motivé-e-s)
Magyd Cherfi (artiste, Toulouse)
Suzanne Dracius (écrivain, Martinique)
Balétula Pâris Dianbaza (juriste)
Corinne Angelini (maire adjointe de St Denis)

Malika Zediri (militante associative contre le chomage, conseillère régionale Ile-de-France)
Nabila Kéramane (Porte-parole des Verts, Yvelines)
Docteur Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine)

Alain Lipietz (groupe Vert/ALE, Parlement européen)
Alima Boumediene-Thiery (sénatrice, les Verts)
Eric Hazan (La Fabrique
Francis Silande (responsable associatif)
Djazia Satour (chanteuse groupe MIG)

François Burgat (islamologue)
Thomas Coutrot (économiste)
Henri Maler (universitaire, Paris 8)
Michael  Löwy  (directeur de recherches émérite, CNRS)

François Gèze (éditeur)
Tarek Ben Hiba (conseiller régional)
Fernanda Marrucchelli (élue d'arrondissement à Paris, membre du CN du PCF)
Stéphane Le Lay (revue Mouvements)
Patrice Leclerc (conseiller général Haut-de-Seine)
Anne-Sophie Perriaux (historienne)
Evelyne Joly-Rostan (cept- Strasbourg)
Paul Bouffartigue (sociologue, Directeur de Recherche au CNRS)
Pierre Zarka (animateur de l’observatoire des mouvements de la société OMOS)

Serge Guichard (membre du comité exécutif national du PCF)
Philippe Marlière (politologue, université de Londres)
Alain Bertho (anthropologue),
Vincent Geisser (chercheur, CNRS)
Raymond Vasselon (responsable d'une association laïque)
Roger Dubien (conseiller municipal de St-Etienne, forum des réseaux citoyens)
Stéphane Coloneaux (président du Comité Métis)

Yann Moulier Boutang (directeur de la revue Multitudes)
Roger Martelli (directeur de la revue Regards)
Pierre Cours-Salies (sociologue, professeur à Paris 8)
Emmanuel Videcoq  (Membre du Comité de rédaction de la revue Multitudes)

Gustave Massiah (cedetim/IPAM)
Ali Zahra (cfpe)
Sylvestre Jaffard (militant LCR)
Jan Pauwels (cept)
Bruno Cadez (journaliste)
François Lequeux (militants associatif)
Yasmina Dif (CEPT-CMF)
Antoine Boulangé (Agir Contre la Guerre)
Larisse Chamous-Agathe (adhérente à Al Houda, association des femmes musulmanes de Rennes)
Emilie Combaz (doctorante en relations internationales),
Lahlali Khadija (Al Houda, Collectif rennais contre les lois d'exclusions)
Fatima Lahlali (Al houda et Collectif contre les lois d'exclusions)
Catherine Cauwet (cfpe),
Sonia Gharbi (Attachée commerciale)
Ismahane Chouder (Symbiosophia)
Raul Mora (libraire)
Nourhen Imarraine (militante associative)
Jérôme Perret (Militant AC!)
Olfa Lamloum (politologue)
Georges Günther (membre du Forum des réseaux citoyens de St-Etienne),
Ali Aissaoui (Président d’Unir)
Ndella Paye (PSM)
Bahija Ouezini (militante féministe)

Jean-Claude Meyer (professeur honoraire de philosophie, Strasbourg)
Cécilia Baeza (Sciences potiches se rebellent)
Danièle Mourgue (Professeur, CFPE, Lyon)
Zouina Meddour (directrice du centre social «La maison des tilleuls», Blanc-Mesnil),
Jacques Fortin (LCR, Avignon)
Louiza Belhamici (CFPE)
Virginia Marconi (éditrice)
Soumia (CEPT)
Nathalie Dollé (journaliste)
Fouzia Bareha (Al Houda)
Mariam Abdelkadir (Al Houda)
Ilham Dagniet (infirmère, Rennes)
Karima Aazi (étudiante en biologie)
Fatima Ali (CEPT)
Christelle Hamel (sociologue)
Alice Dula (CEPT)
Hassan Berber (CGT)
Nelly Bourguet-Canale (CEPT)
Valérie Lesaffre (designer textile)
Fatima Sissani (journaliste)
Fabien Bonnassieux (militant associatif)
Philippe Villechalane (militant associatif)

Marie Perin (militante des JCR et de la LCR)
Mourad Zirari (militante associatif)
Yasmina Kherfi (monteuse vidéo)
Rachid Zrioui (professeur des écoles)
Radia Louhichi (les Blédardes)
Jean-Jacques Angelini (militant AFPS Nord Pas de Calais)
Sandrine Cypryszczak (militante LCR)
Isabelle Lorand (chirurgienne)
Renaud Cornand (Aix-Solidarité)
Nadine Stoll (responsable du PCF de la Haute-Garonne)
Sylvie Larue (membre du CN du PCF)
Meriem Guettari (étudiante)
Ahmed Abdelouadoud (Centre Al Qalam)
Houda Gueddoudj (Réseau Action Jeunes)
Rachid Oulmi (Forum des Réseaux Citoyens )
Nadia Touil (étudiante)
Amina Sahel ( Réseau Egalité des Droits - Forum des Réseaux Citoyens)
Patrick Silberstein (Éditions Syllepse)
Leila Boubakri (étudiante en sociologie)
Saer Saïd (militant associatif)

Annie Couëdel (Maître de conférences en sciences sociales de l’éducation, Snesup)
Ramzi Oueslati (militant associatif)
Bertrand Lazard Peillon (LCR)
Naceur Benrabah (Syndicaliste)
Siryne Zoughlami (professeur de philosophie)
François Tarot (musicien)
Danielle Sanchez (ingénieur)
Clément Aumeunier (militant associatif - Motivé-e-s)
Françoise Galland (maire adjointe, XXe arrondissement)
Jean-Philippe Milesy (président de Resol)
Horri Badia (technicienne de la documentation)
Emmanuel Dubuc (Informaticien)
Patrick Mony (juriste),
Michel Jouvin (Cedetim)
Fatiha Dahmani (enseignante)

Michèle Sibony (professeur de Lettres)
Hamida Bensadia (féministe et militante des droits de l’homme)
Gilles Bénard (Alternative Citoyenne)
Hichem Abdessamed (chercheur, membre de l’association Filigranes),
Gil Anidjar (chercheur)
Sabrina Cerqueira (professeur de philosophie)
Grégory Mikaelian (doctorant)
Lucile Daumas (documentaliste, Maroc)
Emmanuel Levaufre (professeur de philosophie)
Elisabeth Longuenesse (chercheuse, membre d’Attac)
Marie Cousein (étudiante en psychologie)
Marie-Claire Culie (membre du CEN du PCF)
Mohamed El Yamani (traducteur)

Jean-christophe Chaumeron (syndicaliste CGT)
Anne-Marie Chartier (enseignante à la retraite)
Guillaume Lachenal (GRAAF)
Jean-Yves Barrère (Cedetim)
Sonia Fayman (Cedetim)
Aïcha Touati (féministe, militante des droits de l’homme)
Annie Héricord (assistante sociale) , Antonio Davis (Informaticien)
Anthony Lemessier (Cadre)
Hafez Bouhlel (Enseignant) , Yamin Tabarky (Webmaster)
Abdelhak BENFADEL (Ingénieur, chef d’entreprise)
Abderrahman BOUZID (Responsable Associatif)
Isabelle CLEMENCON-BENFADEL (Medecin)
MAHREZ KACHBOURI (directeur technique)

Kadi AYAD (juriste)
ahouach abdellah (ingénieur)
Carolina BADII (Consultante RH)
Djamel MOUSLI (Professeur ciné-audio Amiens)
MOURAD LABIDI (INFIRMIER)
Gilles MORVAN (Ingénieur BTP)
Mehdi Ben Charrada (Ingénieur)
Robert JEAN (professeur retraité de l’Education Nationale)
Farid guenfoud (comptable)
karim belaoui (chauffeur routier)
Youssef ALAOUI (Ingenieur systemes informatiques),
Mohamed EL MADANI (Informaticien)

Benjamin Gaisne (Graphiste)
Christelle EL MADANI (Mère au foyer)
INSENE ADAMI (Informatique)
Salif BERTHE (Ingénieur en informatique)
Hassan GAA (Politologue, fonction publique)
Toufik DIDI (Medecin (pneumologue)
Pasquier Lise (étudiante),
Adrien Dubessay (étudiant)
Mohamed Ould Ismail Ould Bechir (Chef de Service de la Formation au Ministère des Pêches et de l’Economie Maritime)
-- (étudiant en Droit)
Mürvet Aydin (étudiante)
Ajouaou youssef (étudiant),
CHEVREAU Maxime (étudiant)

LYAZALI Nabil (Juriste)
KARIM BENNIA (administrateur)
Association UniCité de Maubeuge (Pour la Citoyenneté, l’égalité des Chances et de Traitement, et la Luttte contre les discriminations)
Mohamed-nejib AMARA (Ingénieur agronome)
NEMRI Djilali (Technicien bureau d’études)
HAMDANI AMAR (ENSEIGNANT)
Ghedab Issam (bibliothecaire-assistant)
Khaled Aouadi (Consultant RH)
Radija BOUNAKHLA (adjoint administratif)
Emmanuel JARNY (Cadre comptable)
BERKANI ABDERRAHMANE (psychologue)
Jebli Alami Younes ,
Abd-El-Kader AIT MOHAMED (Chef de Projet DSU)
Alternative Couleur Citoyenne (Tours - 37) (Association)
samir fettal (etudiant)

Ousseiran Raghida (Traductrice)
samira kerkoub (employee)
joel CALVAIRE (Informaticien)
Dahhaoui Salam (Chef d’entreprise)
nacéra Hamouche (présidente association les "CFL" citoyennes Femmes libres)
Samir Salhi (Etudiant)
Leïla AYAD (Sans emploi),
KHERRAB kamel (conseiller commercial)
Hamaied DZIRI (Gérant entreprise)
Hakim BOUADJADJ (coordinateur du Réseau nîmois de lutte contre les discriminations raciales)
DHOUIEB ouahid (Professeur d’anglais)
mohamed boukhadmi (chomeur)
MOUSTAPHA TRAD (infirmier psychatrique)
Mustafizur AHAMED (Analyste Programmeur),
Rachid Bouamama (technicien hydraulique)
RADOUAN M BAREK (ASSISTANT ADMINISTRATIF)
Leila Akel
Nankin Joël (Artiste, peintre, Guadeloupe)
Karim AL-NISR (employé de banque)

Amine BENYAHIA (Chercheur CNRS)
Abdelmajid LAFORGE (dessinateur industriel)
ANGOUR Karim (infirmier)
Hafid AIT AKKAOUALI (ingénieur)
Ahmad Ben Mahjoub (Consultent)
IMEDJAIDRENE FARID (étudiant (master 2 informatique)

Eric GEOFFROY (islamologue à l’université de Strasbourg)
Yacine FANTOUSSI (étudiant)
chadlia balhi keller (enseignante)
Dhifallah Nizar (postier)
Laurent Goudet (formateur en langue arabe)
waridel patrice (enseignant)
tandjigora oumar (commerçont)
Salim Madjoubi (Astrophysicien)
Huê Trinh Nguyên (Editrice)
Karoui Hend (étudiante en toxicologie de l’environnement)
Ghassen HAMADI (sans profession)
Djamila Behar (Assistance de Direction)
Khalid Moustaine (Comptable)
Slimane BOUMELITA (Informaticien)
Thierry marcelle (militant politique et associatif)

Ahmed HADJ HENNI (doctorant en physique)
Seydou Sall (militant associatif au Sénégal)
Miloud K (Animateur Socia culturel)
Malek Belarbi (Cadre financier)
Samira Makhlouf (Etudiante/Militante associatif)
Lydie morelle-quintana (retraitée militante associative)
FFEME (Association Lyon)
Kais BENHENIA (consultant)
Hakim Boulhares (doctorant en sciences politiques, Florence italie)
Waad Nefoussi (etudiante)

Fouad RHOUMA (Anthropologue, Enseignant, Suisse)
Nadia Badri (Aide-éducatrice),
Abdelkrim DJERDOUBI (enseignant)
YACOUBI ALI (employé)
KAMAL BOUCHIKHI (ENSEIGNANT),
Smail Stitou (Ingénieur télécom - Cadre Sup),
Jean-Pierre Kohler (infographiste),
Mohammed Said ARFA (agent commercial)

Khadija LAÏ (Traductrice)
Naouel Malache (assistante de direction en alternance)
ABDILLAH ABDOU(origine : MAYOTTE) (ELECTRICIEN)
Anne PERNET (étudiante psychologie)
Fabien Neau (sans-profession)
samira kerchaoui (fonctionnaire)
mondon jackson (ouvrier du btp)
bekane radidja (étudiante)
SAOUCI Ismahen (étudiante)

Tariq Ramadan (Professeur)
Petitjean denis (cadre infirmier de santé en ifsi),
Hamidi-Hossein pour malika (collectif Presence Musulmane Belgique, CFPE)
Maâcha Naïma (Documentaliste)
BOUTIL adia (téléprospéctrice)
Amer Brbovic (business analyst)
Diarapha H. Diallo-Gibert (professeur d’Anglais, doctorante en civilisation américaine, présidente de JUST JUSTICE contre la peine de mort aux E.U)
Fathi RAHAB (Responsable associatif)
Mostafa Makhchan (Professeur)
Adil JAMHI MAZET (aide documentaliste)
Benabdelkader Rachida (Responsable communication)
GUYOMARD Katell épouse EL MESTARI (aide soignante actuellement mère au foyer)

Hajer MISSAOUI (Secrétaire de Direction)
Ahmed DAR ALIA (Technicien Logistique)
Metahri Abdel-kader (agent d’entretien)
AIT-AOUDIA (chef de cuisine)
SAID DOGHMANE (chef d’entreprise)
Maurice Rinaldo (Professeur d’économie - Guadeloupe)
Joël NANKIN (Artiste peintre - Guadeloupe)
Robert KISSOUS (consultant)
Cyrille Letellier (Intérimaire)
Ben Ali ARAB (employé)
BOUGLIME Jamal (rien)

Laetitia Dechaufour (féministe)
Humeau Pierre (Militant LCR)
Touihri Nizar (ouvrier)
Annouar SASSI (Etudiant)
Hafida LAIDOUNI (sans)
Hafed MEHDI (Aniamateur multimédia)
Amor Derradji (technicien),
imad Hafidi (doctorant en mathematiques)
Rémi Lazès (Webmaster/Graphiste)
André Landrain (Responsable Réseau Migrations-Citoyenneté-antiracisme, PCF 92)
Henri Pouillot (Militant associatif anticolonialiste, antiraciste)

Jean Brafman (Conseiller régional I-D-F, groupe communiste-alternative citoyenne-républicaine)
Samia Kriens (Association femmes actives de l’immigration pour la démocratie)
Annabelle Skowronek (Infirmière militante du PCF)
Pambu MASAMBA (Conseiller retraite),
Abdellatif Brahmia (Cadre banque)
Ben Said (Doctorant)
Bellahcene Akim (agent EDF)
hamid andoh (etudiant)
jean-françois kroubo (étudiant)
yalaoui salah (Logisticien)
Roseline Derrien (retraitée)
Antoine Brand (archiviste, militant LCR)
Hocine Derbali (Technicien)
messaoud-nacer zakaria (pharmacien)
Cédric PIKTOROFF (Etudiant, JCR-LCR)
Najet HADDAD (infirmière)
Abel ATLAS (responsable informatique)
Ouafae Lamraoui (fonctionnaire)
Samia Bouzourene (Etudiante)
Jamel BOUAITA (Architecte-DPLG-Urbaniste)

Boubekeur BRANINE (Enseignant)
KEHLI Abdelrahmane (Enseignant)
HASSAN abdoul-salam (etudiant)
Faki Saadi (Technicien Informatique)
sayad abdelkader (ouvrier)
beatrice whitaker (architecte)
Sofyan Abdessalem (Chercheur en génétique humaine)
khay abdelaziz (enseignant)
Mustapha AYYADI (cadre industrie)
Erwan Frideling (Chargé d’assistance)
Bouyajar karim (etudiant)
Mehrzia AKKARI (Assistante/ secrétaire)
Caroline Tahhan (étudiante)
Halim AFIFI (fonctionnaire éducation nationale)
Abdelkader SAÏM (Professeur de SVT)

fulgueiras stephanie (educatrice, en reprise d'études)
Farid CHIKHI (agent SNCF)
Karim El Harim (Conseiller Emploi/Formation)
Nadia Mazar (Infirmière)
Naima Moukdade (Doctorante, sociologue)
ARONA SY (Gestionnaire Informatique)
Wahiba BRANINE WIETRICH (secrétaire médico-sociale)
RAZANE Mohamed (citoyen)
Otmane Bourbia (informaticien)
Khaled Senouci (Professeur) , rachid zani (électricien)
REKLAOUI Azar (Responsable de service)
Shariff rujub (Dirigeant d’entreprise)
Ghania Ghali (étudiante en histoire de l’art)

Fauzia Rachidi (étudiante en sciences sociales des religions)
Abdelaziz HAMMAD (chef d’equipe gros oeuvre)
Bagdad MAATA (Président du Mouvement pour la Justice et la Dignité (MJD)
EL MARBATI Fatim-Zahra
MIRALLES SAFIA (adjoint administratif et membre d’une association)
Ali Ameiri (Cadre)
Daniel EBOBOLA (Informaticien)
Abidin KRASNIQI (Ouvrier BTP - Comités Palestine)
Samia Boukhobza (Chercheur)

Mohammed yahyaoui (fonctionaire)
Akram Ben Salah (Etudiant)
ERRAMI Youssef (Etudiant)
DAOUDA TANDO SANON (ETUDIANT)
Ben salem mohamed (informaticien)
RACHID MAZOUZ (technicien informatique)
Salomon Ghebreyohannes
Mohammed Colin (Directeur de la publication SaphirNet.info)
kamal ahamada (étudiant)
Hassan Lamaoui (Etudiant)

Fatiha KAOUES (pigiste)
Boudouh Nora (educatrice)
Saado Yacine (Consultant International)
Ali Mechaï (ouvrier)
Fotia Yvon (Collectif Manouchian)
TAMALOUST AMARA (Conseillère financière)
Colin FALCONER (LCR Saint-Denis)

CASPAR Claude Yousif (enseignant, langue arabe)
Jean-Claude PONSIN (Médecin Militant Solidarité Palestine)
Kamran Riaz (Chef de produit en marketing)
Jihad SETTOUTI (Consultant Informatique)
Khalid Benchekroun (Citoyen)
DRISSI AHMED (agent de production)
Stephane Lo Presti (Chercheur)
Rachid meguedmi (controleur voyageurs)
BEN MERIEM MOHAMED (Gérant d’une SARL batiment)
mehio sandra (mere au foyer)

Fouad Layadi (professeur d’histoire)
J.M Dee (musicien),
SADOK CHIKHAOUI (fonctionnaire),
Didier Piquionne (Chef d’entreprise / communication, musique et spectacles)
Benabdallah rabah (commerçant),
GILQUIN Michel (chercheur)
Fanny DEKKARI (Conteuse)
Ilham Chtioui (comptable)
Ahmed Azzouz (Analyste - Programmeur)
amar mazari (ouvrier)
youness JADDAOUI (étudiant)
Farid LAKEL (Citoyen en mouvement)
Kévin RICHARD (étudiant)

Abdelmoula SOUIDA (sociologue, chercheur indépendant)
Cherif BOUSSAHA (Ingenieur Consultant)
stef (agent d’entretien)
Mohamed Mejani (Etudiant)
Brahim Meziani (commerçant),
Lotfi Hamdaoui (Journaliste/ traducteur)
Mohamed Bouamama (Attaché direction)
Fatna Bouamama (Chargée de comptes)
rahim Bouamama (Lycéen)
Naima Bouamama (Lycéenne)
Anissa Bouamama (Collégienne)

simone hermet (retraitee)
HANAFI RAHMANI (EDUCATEUR)
Tarik EL HANAFI (Ingenieur Informatique)
EL HAJJAJI Hajib (étudiant)
Samy Hache (Analyste Financier)
Rachid GAÏER (Etudiant)
naoura SEGHIRI (maquettiste)
René VAUTIER (cineaste),
Soazig Chappedelaine-Vautier (Monteuse films)
Jameleddine Héni (chercheur)
didouche mohamed (responsable commercial)
AIDA YOUCEF (ETUDIANTE EN DROIT)
Karim Bourzoufi (Medecin)
Lila Ziouani (Employée)

Hervé-Gabriel Kazadi (Economiste, Statisticien)
Laroussi Lajnef (Employé)
Abdelmajid Ziouani (Retraité)
Jalila Bouhalfaya (Syndicaliste CGT)
Mahbouba Rinaldo (Fonctionnaire, retraitée - Guadeloupe)
Tayeb Ould Laroussi (Journaliste)
françoise marchal (technicienne de l’intervention sociale et familiale)
Roger BRAND (Ethnologue. Enseignant-chercheur)

Souhil Medjahed (conseiller financier)
Bezaz Sarah (etudiante médecine
Jean Claude Amara (Porte parole de Droits Devant)

Abdelkader Laïmeche (Chargé d’affaire (Docteur en Chimie des materiaux)
Mohamadou boye (juriste)
Sekhari Zinedine (archéologue)
Sidi Ahmed (Etudiant)
Malik Berkati (Politologue)
Imen Habib (étudiante)
Djeribi Ali (medecin anesthésiste)

André Arcache (Ingénieur retraité),
Abdessalem BOUCHADEKH (Président de D.L.M.M. (Droits & Libertés des Maghrebins et au Maghreb)
Essaid ZEMOURI (Vice président Cercle de reflexion citoyen)
Miloud ZEHRAOUI (architecte)
Mohamed FARID (Docteur ingénieur informaticien, Paris)
Nordine KEFIF (agent de médiation)
Ernesto Mihou (ingénieur)
Samy ABDELOUAHBI (assistant commercial, 95100 ZUP)
Marcie DALLE (attaché finance)
Tyoussi M’hamed (chanteur)

Thomas Deltombe (Etudiant)

Fangouri Kamel (étudiant)
MOURAD HACHEMI (Juriconsul),
Yacine AMARA (enseignant chercheur)
Nabil Berreghioua (Ingénieur informatique)
Tatoud Aurore (mère de famille)
LAOUEDJ DJAMEL (Directeur CLSH)
Slimane OURIACHI (Ex membre conseil national MDC)
Limam Wajdi (militant sur Garges-les-Gonesse)
Salma DARRIGADE (Pdte du F.U.L.A.C Front Uni de Lutte Anti Colonialiste)
Alioune NDIAYE (Ingénieur Informaticien)
Mehdi Belgaïd (animateur)

Kamel DondeDieu (Citoyen musulman du monde Libre)
Hocine BOUBAAYA (Formateur)
Abdelaziz Boussaid (sans)
Naziha Mahmoudi (étudiante en psychomotricité)
Fathi Hadj_Henni (etudiant)
Mathieu Rigouste (sociologue Institut Maghreb Europe)
Zegni Lahcen (technicien)
Pascal Bonin (Responsable associatif)
Laurent Bonnefoy (Doctorant en science politique)
Ramzi Guetari (Informaticien - Directeur de projets)

Saida KADA (Présidente de FFEME)
Gadri DJALO (Economiste)
retrait du nom (éducateur)
Nacera Benali (mère de famille)
Karim Benseddik (etudiant),
Younes SAIDI (conseiller emploi anpe)
Khalid ELOUEZ (éducateur spécialisé)
Hamed Lakhdar (adj- Bibliothècaire)
Bruno Boyer (militant associatif)
Akram Braiek (Etudiant)
Nasser Zitout (Architecte réseaux)
Huey Freeman (etudiant)
BOUAKKA Karima (conseillère sociale)
Abdelkader Himdi (Ingenieur)
Oueld es cheikh Rida (informaticien)

Gérard Bras (Professeur de philosophie)
François Carpentier (informaticien)
HABIB BENMEDJAHED (SANS EMPLOI)
Yussuf Girard (Etudiant)
Soraya BELATOUI (Cadre administratif)
Mohammed ZAOUI (ingénieur)
Grégoire David (formation)
ALEXIA OULMOUDENE (secrétaire)
Nazir HOUSSEN (Sans emploi)
Abel-rachid Zouani (Journaliste, Président de Montreuil-Palestine-Membre de la coordination IDF des comités Palestine-Membre coordination Agir Contre la Geurre IDF)
Maria Ferla (étudiante)
Badreddine Souabni (CMF)

EL Yaagoubi Fouad (Pharmacien)
Sami Zegnani (Sociologue)
Khodri Mourad (Bibliothecaire)
NADIA AGSOUS (DOCTORANTE (sociologie de l’immigration). Institut Maghreb-Europe Paris 8)
BADAOUI Bachir (Enseignant)
Myriam BOUTELDJA (Attachée Commerciale)
Cherif SAICHE (Consultant informatique)
Lucile Fievet (informaticienne)

Nadira Branine (Conseiller pricipal d’éducation, Guyane),
Samira Yahyaoui (mère au foyer)
Messaoud DILMI (Etudiant)
Abdelilah Loukili (Docteur es littérature - études arabes et islamiques)
Soumia SAH (professeur en lycée professionnel)
S. Guitoun (Responsable et Coordinateur du Comité des Sans Papiers 92)
Issa Wone (Assistant Administratif)
Mohamed Tliba (Ingenieur)
Mahmoud CHERIF (Expert-comptable indépendant)

Vernhet Anne (agricultrice, militante MRAP)
Karim AÏCHI (Ingénieur Conseil)
Sarah Mirallès (étudiante à la faculté de droit de Poitiers)
Moker Bika (etudiant)
Miloud KERZAZI (indigène de la République)
Karim OUCHENE (étudiant)
Zohra CHIDADI (Assistante commerciale)
Magada Hakima (etudiante)
Mouncef Senhaji (Ingénieur Réseaux)
ERRACHID NAIMA (responsable achat)

Mohamed Khafif (Ingenieur ( INSERM))
Redouane Khous (Médecin généraliste)
cheikh brahim OULD EL MOUNIR (Etudiant)
abdelkader benzerara (cmf)
Corinne Valente (Bibliothécaire)
Canaan Chem (cadre)
Karim Ramadan (travailleur, militant anar-anticolonialiste)
Rachid CHRAÏBI (Informaticien)
Yamim Makri (Editeur)
Bouarni Rachid (demandeur d’emploi)

Drissi Latifa (citoyenne)
Malik Bouaïta (Etudiant)
Jamald Eddine Gam (technicien en Informatique)
Saloua Chaker (Sociologue)
Nadia lmlili (étudiante)
Rachid Id Yassine (Etudiant)
ENNEBATI Mimoun (Electricien)
Ben Addi Naima (Etudiante)
Mossaab OUERTATANI (Etudiant)

Branine Habib (Cadre de la fonction publique
Petit Elissa (Esthéticienne)
lwissal Laadam (etudiante)
Alaoui Imen (chargee d’affaires)
Mehdi Ismaili Alaoui (vendeur)
Jaoued BOUSSAKOURAN (Etudiant)
Sadjia Amrani (Psychanalyste)
Mohamed BADICHE (Universitaire)
Houda NABIKI (Etudiante)
Amine Benhenni (etudiant)

Giulietta Faiella-Ait Lamara (doctorante)
Mohamed Lachab (militant associatif, LCR) ,
Najib CHEBAK (membre du "Collectif Palestine Bagneux")
Shaheneze Messaddaa (gestionnaire)
Samia Chouat (étudiante)
OTMANE ZAOUI (fonctionnaire)
BEN FRAJ ALI (PROFESSEUR)
Michèle DECASTER (Cadre territoriale, militante anti-colonialiste)
Youssef BOUROUIS (Enseignant)
GAFSIA Chiraz (étudiante)

Lajic Denan (étudiant)
Flor Beltran (militante internacionalista,informaticienne)
CHAFIK Hanane (étudiante en médecine)
El Bouchehati Youssef (etudiant)
Gérard Laniez (président de l’association Himeros, La Rochelle.)
Association Himeros
Abdoul Azizn NIANG (Ingénieur Statisticien),
Sofiane Mehdi (Chercheur)
Lahcene Sebiane

Aurelie Loigerot (chef avion)
Mouna Bessaadi (etudiante)
Lazar Ahmed (traducteur)
Nicolas Mom (Journaliste)
Samira Anouche (Gynécologue)
Virginie Vacher (ccippp 34)
Patrice Busque (Eco-économiste (militant PCF Paris))
Lahcen Chaibi (diplomé en sciences politiques)
Fadilla Bouhalouffa (Comedienne)
Elias BOUANANI (Juriste, doctorant en droit public Grenoble 2)
B. Saliha (indigène de la Républik)
Mounir BOUABALLAH

Gilles MANCERON (historien (auteur de "Marianne et les colonies", éditions La Découverte)
mourad messadi (chomeur)
Mollaz Olivier
Bernadette HETIER (linguiste)
Annie Lahmer (conseillère municipale, Les Verts)
Marguerite Rollinde (chercheuse et militante associative)
Charles-Antoine Canale
Niboki kamel (medecin)
Abdelrazaque Souab (médecin Urgentiste Hospitalier)
Jean-marc BORGIALLI (sans emploi)
Anouar EL MADHI (Etudiant en sciences économiques)

Féthi RIAH (étudiant en Master 2 professionel de lexicographie)
Mouedden Mohsin (acteur associatif belge),
Laouali Bachard ((Nigérien aux USA) Comptable-Informaticien)
Jean-Etienne Pernot (Architecte)
Wilson Pinto (travailleur social)
Mohammed MAHMOUDI (Chef de Projet)
Saïd LAOUI (Ingénieur Etudes et Développement)
Hayette Derradji (Adultes Relais)
Kaddour chaker (médiateur)
Najette Kharrat (employee municipale)
Tarek Dubois (Gérent Service Assistance Technique)

Benabdelmoumen Archa (assistante de direction)
Saïf-Eddine BENAYAD (étudiant ecole de commerce)
Mohamed Tas (dess biologie (travaux saisonnier)
TAYEB Fatiha (DESS en science de l’éducation)
ALAIN GOEURY (retraité. militant syndical et social)
Inès Safi (Chercheur CNRS (Physique Théorique)
Said ghili (Informaticien)
Idalio DA SILVA JOAO (Employé de librairie)
Jean-Claude Mery (Militant CGT - PCF à la poste)

Sa’d Boudemagh (enseignant)
Laurette Heim (Citoyenne)
Bouzenad massaoud (web designer)
Moussa KHEDIMELLAH (sociologue)
Hatim BENYOUSSEF (Enseignant, UPMF - Grenoble II)
Nadia Pieri (economiste)
GABRELLE Mireille (professeur des Ecoles)
Animya N’tchandy (étudiante)
Jamel NEZZAR (Biologiste)
Mohamed Saber Mhadhbi (traduteur-interprete, activiste contre toutes formes d’impérialisme ou colonialisme...)

Labdai Kamel (comédien)
Rachida Lambert (chimiste)
JAAFA Younesse (animateur socio-culturel, CMF (Collectif des Musulmans de France)
Mira Hamrit (professeure d’anglais)
Mustapha FEKHAR (Informaticien)
Nicolas Bilal Wietrich (Ebeniste et étudiant en arabe)
Loran Vigneaux (administrateur systeme)
Ryadh Chaabane (Ingénieur biomedical)
lila Berreghioua (Secrétaire)

Noëlle Guilbon (Professeur)
Messaoud N.LARKECHE (ECONOMISTE),
Salah Benbakri (Ingénieur)
Salima ZERROUR (infirmiere)
Hafida BENYOUSSEF (secrétaire)
Jelloul Ben Hamida (Secrétaire Général de la FTCR)
Patricia Revault (étudiante)
Noureddine Madkour (salarié)
NOUARI Nabil (Artisan électricien)

Abdelkader rezaiguia (éducateur spécialisé)
Chedli ben hassen (cadre technique)
Lahcène BAROUDI (ingenieur systeme),
Armanda Dos Santos (journaliste - Peuples & Monde)
Yasmin (Site "Socialistes d’outre-mer")
Christophe Perrin
G. Gueniffey
Le Déan Michel ,
Alain CHANCOGNE
Gérard Vaysse
Bernard Estano

Assia Bouchebita
ROUABHI IMAD (étudiant)
Mohamed IDE SAID (Traducteur Interprète)
Nadia Sliti (agent CPAM)
Rokaibi Samir (infirmier)
hichem chebbi (étudiant)
Gilbert LOUISY (Ingénieur)
AMEUR KHEDIDJA (enseignante)
Kamel Boughaleb (citoyen français ,
Mohamed ZEDDOUR
MOHAMED-BRAHIM (Ingénieur)
Christine Ruscon (étudiante)
Wajri Rachid (Ingenieur Informatique)
Mouhcine zakia (activiste contre toutes formes de discriminations)
Hassan El Mahmoudi (Ingénieur)

Falilou Ndiaye (Professeur de Faculté)
Nadia Dekkari (travailleur social)
Yamina BOUKILE (Informaticienne)
Rachida DASSE (Conseillère)
Lachenal mathias (étudiant)
Sanah Qnia (commercial)
Michel REGARD (Animateur à la Station Anti-colonialiste RADIO TANBOU émission Annou Gadé Pli Lwen)
Karim Marir (informaticien) , Murat GULDAL (Ingénieur / Chef d’entreprise),
ECH-CHETOUANI ZOUHAIRR (Chargé de missions prévention sécurité (Asnières s Seine),
Saber Chakchem (adj tech Cnrs)

Mohamed El Bachir (Professeur)
FOUED CHICHA (agent de centre de tri)
Mehdi Malonga (sans profession)
Akli Mellouli (élu Municipal Parti Socialiste)
Blondeau Sophie (chargée de projet)
Paul Draszen (consultant)
Tahar Mamouni (étudiant)
Hélène Laumiaires (retraite)
Amel KHANZY (Enseignante)
Thomas DEYMIÉ (artisan)
BELGHITI Leïla (étudiante en Lettres Modernes et membre d’une association)
Elkbir ATOUF (historien de l’immigration)
Abdoulaye DJIGO (Expert, Consultant)
Chahdi Karima (Symbiosophia) , berkani jamila (etudiante)
Adriana EVANGELIZT (HERMETISTE ET POETE ENGAGEE)

Saida Diouri (Etudiante)
Arnaud Choquet (chargé d’études)
François Lille (Economiste, militant associatif)
Lahcen Rezaïki (chercheur en génétique bactérienne)
Khaled (Responsable Technique)
Mohamed Houssein Doualé (enseignant)
Yoan Piktoroff (lycéen)
Djouidi Benammar (commerçant)

Julien Lusson (Cedetim)
AHMED ADEN Abdi (comptable)
BELHEDLI Khier (commerçant)
Bachir TALHI (professionnel du sport),
BENFRID MOHAMMED (exploitant auto-école)
Andrew ASIBONG (Professeur (University of Nottingham, Royaume-Uni)
ALFAROUQ ben Mohamed (lowyer)
Majlal Leila (Cadre supérieur au Ministère de l"Economie et des Finances-Maroc-)
Cécile Blouin (documentaliste)

Jean-François Ray (Etudiant)
Guelamine Abdel-Rhani (Militant au PCF)
Lanciné Camara (Président de l’Union Internationale des Journalistes Africains ( U.I.J. A), Directeur de publication du Magazine Le Devoir Africain)
Nicola Hahn (Documentaliste),
Georges Lafar (Cercle Frantz Fanon, Historien)
Fatima Barrada (Traductrice)
Sarah GIRARD (coordinatrice associative),
Bouziane Fatima (sans Profession)
Mounia AKKARI (Assistante Commerciale)

Safi Khatib (syndicaliste)
ALLALI RANYA (mére au foyer)
Richard Hichem (FNAC)
Mustapha REBAI (Informaticien)
Mohamed Haouas (étudiant)
Kamel CHARABI (commerçant)
Mohamed HAKKOU (Travailleur Social)
Ibrahim Toumi (Chef d’entreprise)

Abdelaziz CHAAMBI (éducateur)
Talleb Achref (Educateur spécialisé)
Redha Djelaibia (juriste (stagiaire avocat))
Azedine HADDAD (Enseignant, Président de l’association "SOS 2 Poids 2 Mesures")
Kamal Badaoui (Ingénieur, Statisticien, militant associatif)
Mangani Ngandu Axel (Militant Associatif, Chercheur)
Dalila Amini (sans emploi) , Fernand Tuil (militant associatif)
Zahra LAKAKSA (Assitante logistique)
Myriam RAHMANI (ASSISTANTE DE DIRECTION (en collectivités territoriales)
Emmanuel Saussier (employé administratif)

Nadine Zilliacus (enseignante - anglais)
Françoise Diehlmann (Militante Solidarité Internationale)
Jean-Pierre Anselme (journaliste)
Aude Charcosset (LCR, Aix Solidarité)
Juliette Planque (illustratrice)
Roselyne Burger (étudiante)
Benoît Hubert (membre du syndicat des avocats de France)
Claudie Hubert (membre d’Aix Solidarité)

Mehdi AOUDA (responsable associatif)
Rachid Benallal (Educateur spécialisé)
Louisa HENDAZ (Ecrivain - Diplômée en mathématiques)
Françoise Duthu (Economiste, ancienne députée européenne Verts)
RachidaFhilou (étudiante en Finance Comptabilité)
SOS 2 Poids 2 Mesures (Association loi 1901)

Mustapha Zoghlami (urbaniste),
youssef hakkou (plombier,chauffagiste)
Hasnia BENBEDRA (secrétaire d’accueil)
KONE Mamadou (Informaticien)
atman zerkaoui (étudiant)
Houit Rabkoum (CNRS)
Bouazza FARID (Docteur en physique, Ingénieur en Télécoms, Paris)
NASSIM MOHAMED (HOTELEIRE)
véronique Pigot (Ludothécaire)
Mina doha (sans)
Anouar ben Driss (Biochemistr)
Smati Slim (enseignant)
Alain CASANOVA (responssable de formation)
abdel hakim rezeg (ingenieur)
Samir Djellali (commercant)

Kheireddine Allal (Enseignant)
Essaid Ammisse (Directeur d'école)
YASSINE BOUROI (ingenieur)
Sabrina Aidel (sans emploi)
Vincent GABRELLE (parent d’élève militant)
Nour-Eddine Chaoui (Ingenieur)
Mohamed BELABOU (Etudiant Ingenieur)
El Houssaine OUFKER (Informaticien)
elkasmi salima (secrétaire comptable)
Myriam Berkati Chefoni (juriste)

Moussa NAÏT ABDELAZIZ (Professeur Université)
Mounaim Abdellaoui (Informaticien)
Ahmed Benyachi (Consultant)
Latifa Bnouzalim (Assistante)
Tourya BENTALHA (Assistante de Direction)
Adeline Lorthios (Illustratrice)
Mustapha EL MAHI (Logisticien)
Johanna BROUYERE (étudiante en sociologie)
HASSAN AZDOD (retraite a marrakech)
Adrien Patoir (Etudiant),
FRANCIS BRASSENS MAWALA (Ecrivain)
Hassan Oualil (Etudiant)
Stéphane Julinet (juriste et militant associatif)
BOURDON Cécilia (gestionnaire import export),
Mourad SLIMANI (Ingenieur Projet)
Nadia Mokaddem (Professeur en cours de démission)
Patrick Samzun (enseignant)
Amazigh Kateb (chanteur algérien)
Aminata Diouf (Collectif des sans papiers - 13)
Kouar Mehdi (Etudiant)

Saly Pierre (historien, militant PCF),
Fatima RAMAS (étudiante)
tahar kerkoub (commercial)
addakiri ahmed (etudiant)
Khafif Djillali (edf)

Ahmed Neggaz (Informaticien)
DELAGNEAU THERESE (gérant de sarl)
Florence LACAZE (militante A.S.T.I./FA.S.T.I)
Hicham Belmejdoul (Chef d’entreprise)
telitel linda (étudiante)
SALIOU TALL (profession liberale)
Jean-Denis Gauthier (fonctionnaire)
Manuel Domergue (Les Sciences Potiches se rebellent)

Karim Bendadda (Elève-Ingénieur)
Mohammad AKBAR (militant associatif)
Malik El-Gharbi (attache commercial),
Hamadou Mohamed Lamine (Formateur Consultant)
Driss Bellitir (Chercheur Scientifique)
Nasser El Abdouli (Cadre Commercial)

Marc Prunier (Technicien - Militant AFPS - LCR - FSU)
Djamila Lasga (Assistante de direction)
Ralale Bouguerra (Informaticien)
naima mangouchi (etudiante)
Ziyane Mohamed (salarié)
Guerrab El-Hassan (resp associatif),
karim fayez (animateur socioculturel)

Jean-Philippe Casabonne (membre du Comité de solidarité avec le peuple basque - Paris)
antoine (en recherche)
Bourachid Mohamed (deejay)
SAHLAOUI Rabbah (Documentaliste - militant associatif)
LEILA AICHI (maitrise d’ouvrage)
Moussa ALLEM (travailleur social)
Bouchareb Abdelouahid (médecin)
Hamouda Fatiha (Etudiante)
Nadia Fantoussi (ingénieur d’études développement informatique)
Hanane Mabchour (militante)
ibtissem hadri (enseignante)
Zineb ZEGHICHI (Lycéenne)
Nadia BENTALEB (conseil juridique en entreprise)
ABDOUN ABDELOUAHAB (adjoint administratif)
Nadjib Rahmani (chauffeur)

Marie-Pierre Cauwet (formatrice école d’éducateur spécialisé)
Jean-Dominic Louison (technicien)
Saâd BOUHSINA (Enseignant-chercheur Chimie) , Daniel Vergnaud (Chimiste)
Fatima KDAMAr (chef d’entreprise)
BOUCHRA SENHADJI (COMMERCIALE),
Docteur Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine)

KHALED SEHAL (opérateur de circulation)
roumaissa gouadria (lycéenne)
mouhamadou barro (journaliste)
Elie Moughanie (etudiant)
Frédéric Daniel (menuisier)
Mourad assiakh (agent territorial de la fonction publique)
Lakdar ROUABAH (technicien informatique)
Myriam PARIS (Doctorante en philosophie)
Alain DESJARDIN (Accueil-Paysant, Association Droit aux vacances aux familles)
Layla Ghovini (directrice, En Avant ! Productions, Association)

Nouradin El Maghnouji (electricien),
Karlos CASAS ALZUGARAi (membre du Comité de Solidarité avec le Peuple Basque - Paris)
TAHAR LAKHDARA (Réceptionniste d’hôtel)
AbdelRezak ALIOUCHE (conseiller bilan)
Khaled Kherif (Ingénieur)
BANOUDI Sophia (étudiante)
Ahmed Guetarni (Informaticien)
Benjamin Chevillard (revue Indésens)
Mathieu Rigouste (chercheur en sociologie)
Jihen Lazrak (étudiante en maitrise information-communication

Anne Bruneteaux (architecte)
Abdelilah Elanbari (Ingénieur)
Zoubida Khamou (aide-soignante)
Almamy Kanouté (Jeune militant associatif)
Icham Berreghioua (Technicien Réseau)
Ahmed MGUIL (Ingénieur Informaticien)

Siham TOUCHAL-MGUIL (Maître de conférence)
EL KHAZROUNI Abdallah (Agent de service)
Claude LANGLET (militant internationaliste)
Samir Ibka (Ingénieur en developpement logiciel)
Riadh SMONDEL (étudiant - formateur)
Mohamed Dadi (Consultant Informatique)
Zakaria DJEBBOUR (Maître de Conférences)

Djamel DJEZIRI (Consultant en Stratégie, Management et Communication)
Aline Cohard (étudiante)
Alexandre NGUYEN (Etudiant)
Mehdi Aïssous (Enseignant)
saif harimech (interimaire)
Dahmane MEZIANE (Consultant en environnement industriel)
amari saida (fonctionnaire)
Benoît Garabedian (militant LCR)
Elham Habib (étudiante)

Emilie Poubil (juriste-criminologue)
ali rahni (educateur spe)
Abdelkader KETTAL (Etudiant)
mohamed OUMAHI (cadre technique)
Meryem Aydin (étudiante)
Madjid Amine-Eddine (tourisme),
Iskander DEBBACHE (Journaliste Algérien en exil),
Claire LEQUEUX (Etudiante)
malika sissani (doctorante)
Michel RICOUD (retraité la Poste - militant communiste et associatif)

CEKICI zeynel (webmaster alterinfo.net)
Fazia Bahli (enseignante)
Yann Lehuédé (fonctionnaire territorial)
Anaëlle Benoit (étudiante)
DE WANGEN Laurent (Enseignant)
Hadey Mathilde (etudiante)
EL KOUDIA MOHAMED (Technicien supérieur)
Thierno Barry
Farouk Nouari
Mohamed Yahiaoui (Militant des droits de l’homme association SOS Algérie)
Nassima Berreghioua (Femme au foyer)
Marouane BADDAJ (Ingenieur et cadre associatif)
Mohammed Ben Merar (technicien hotline)

Christelle Andrieu (Professeur de Lettres classiques)
haoussine DOGHMANE (INFORMATICIEN)
moungari brahim (étudiant en fac de lettres)
baya Hallal (fille de Harki, militante Pcf)
Alain Lipietz (groupe Vert/ALE, Parlement européen)

Hassania Douai (lycéenne, descendante de Harkis)
Colette Desbordes (militante de la cause palestinienne),
Jean Marchille (Militant PCF)
Pierre FRITSCH
Sharon Courtoux (Survie, site web)
Todd SHEPARD
Abdel Ghani MOUSSALLI (Coordinateur pédagogique)
Sara Drimi
Noëlle Dupuy
Emerick Charpentier
Hubert Carpel  ,
Sébastien Marchal (Attac - Paris 11)
José Luis Moragues (CCIPPP)
Theis Nicolas
Alain JACQUES (LCR - CGT)
Bruno Gouteux (Etudiant)

Philippe Corcuff (sociologue, IEP de Lyon)
Emilie Mazzacurati (féministe, militante des Verts)
Elisabeth HEYSCH
Stéphanie Lecapelain
David Cudel
Nicolas Janaszekier
Erwan Le Corre
Christian MAHIEUX (syndicaliste cheminot)
Mériem KHELLAS
Maublanc Michèle
Balard Rosanna (PCF - Tarn)
Adam Antoine
Gérard MILLIER
Marc Leblanc (militant anticolonialiste),
Tanguy Samzun (Jeune chercheur, PCF),
Banso Adou (Etudiant en Sociologie)
Florence Borot (Mouvement Jeunes Communistes)
René Giraud
Anouar Ben Abdallah
Ikrame MOUCHARIK (Militante ATTAC)
Elodie Debureau (militante LCR)
Guillermo SINTES DIAZ (CADTM) , Xavier AUDRAIN (GRAAF)

Mona CHOLLET (Peripheries.net)
Hanenne GHARIANI (Ingénieur en informatique)

John MULLEN (Rédacteur en chef, revue Socialisme International)
JEAN-LOUIS MARCHETTI (enseignant, militant LCR, Marseille)
CHERTIER Hubert (ingénieur, journaliste)
Nordine BOUFEDECHE (Ingénieur Commerce International/ Responsable Associatif)
Chiheb harar (informaticien)
Thami Laaouj (le coordinnateur. laaouj _thami@yahoo.fr . association .lamicale travailleurs est commercant marocain du Gard),
Annie Thebaud-Mony (Directrice de recherche à l’Inserm)
Leila Regredj (Etudiante)
Mohamed SARR (Ingénieur)
Rabia Ouadi (Etudiante
Pierre-Yves LAMBERT (chercheur indépendant www.suffrage-universel.be)
Nadi CHAIB (enseignant assoc cultures et dialogue),

Michel Warschawski (militant anticolonialiste)
Mimoun Houbaine (Psychosociologue)
Abdelali ELALAOUI (Professeur)
Khaled BEN MOHAMED (Ingenieur d’etudes)
Hachemi Ayad (Juriste)
Abdelhalim BARENDJI (Ingenieur logistique)
Maryline Sommier (chargée de projet association Maroc)
Elisabeth Gauthier (PCF) , Fabienne Haloui (membre du CN du PCF)

Zohra Chorfa (membre du CN du PCF)
Samira EL BADRI (Commercial),
Aïma Khamallah (étudiante en philosophie)
Laskri Myriam (Etudiante)
Hafid Mezdour (chercheur)
Sabrina Cerqueira
Emmanuel Levaufre
Ali Belaza (gérant)
Alexandre Mamarbachi (doctorant en sociologie)
Cecile Naudot (educ)

BADRI Bouchara (ECRIVAIN)
Moustapha souleymane (étudiant à l’IAEC UNIVERSITE (LOME-TOGO)
Al Ibrahim Said (journaliste ( Gwadloup)
Willy Beauvallet (Etudiant-Chercheur)
Karima Labibe (étudiante)
Grégory Sghairi (facteur)
Kharoubi Fayçal (citoyen humaniste)
Sandrine Brousseau (étudiante en sciences de l’éducation)
site web www.reseauxcitoyens-st-etienne.org
Moussa BELFORT (militant associatif : centre al qalam)

Hakeym Abdoun (Chargé de communication (spécialisé secteur santé)
Leila Habchi (réalisatrice)
Antonio Molfese (professeur de philosophie)
AIT LAHBIB Fadma (étudiante à Rennes2, Vice-Présidente de l’Association Afraa de demain)
Karimi Annette (tente d’être humain)
Sihame CHOUALI (étudiante en fac de science)
HABIB RHALIMI (technicien des méthodes)
Kamar ARIF (Journaliste)
Mohamed DEHRI (Prof de Maths)
Fath Allah MEZIANE (Travailleur social)
Souad Tikijja (Technicienne en Commerce International)
ETTAHRI SOUMEYA (étudiante)

LEBAIL-COQUET Danielle (Conseillère Régionale de Rhône-Alpes et Secrétaire Départementale de la Fédération du Parti Communiste du Rhône)
Brahim Essaïdi (Ingénieur Mécanique)
Pascal VILLER (Agent administratif)
Rachida ELKHABLI (Formatrice ,
Céline Moraguès (psychologue)
Assia FARID (Docteur en physique, Ingénieur en Télécoms, Paris)
Néjib BOUBAKER (professeur (écogestion)
BOULAICHE LINDA (assistante commerciale)
Mohamed Amini , association SE CONNAITRE (Association sociale et culturelle)
Safietou Ndiaye (lycéenne)
RAHMA MOHAMMED (informaticien)

Arnaud Ludovic (enseignant)
ABDELKADER Lahouarie (Fonctionnaire)
Chrysline Clamens (étudiante)
Amine Bouchenaki (medecin)
Abdelkhalek albouazzaoui (consultant)
Hammid LASSACI (consultant)
Farid Medjahed (Consultant Qualité)
Boussaboun Abdelsamad (étudiant)
Boujdai Soufiane

Abdellatif FAOUZI (technicien mesure)
Mohamed BEN HADDOU (Commercial)
Lasmier Ali (chauffeur livreur pl)
Rahma ZEGHICHI (collégienne)
Sylviane Charles (Enseignante)
Haitham Alkatmour (Etudiant)
ASSOCIATION RESPAIX GENERATION CONSCIENCE (association)
BEN YAKHLEF Mohammed

Abdelkrim Branine (rédacteur Respect Magazine)
Fatima IDYASSINE (lycéenne)
Marc Bardin (technicien territorial)
Wahida Taguemount (étudiante en droit et surveillante en collége ZEP)
Farid BENHAMMOU (Enseignant - Thesard)
Guillaume Vakanas (Enseignant),
Omar AL-SOMI (étudiant à Sciences Po/ GUPS)

EL MHADRI Khadija (assistante maternelle)
Rabah Ouannas (demandeur d’emploi)
Capron Alain (patissier)
LECAILLE "Dawud" David (Scénariste, réalisateur, etc...)
Cheikh Mériam (étudiante)
Salah abdelkader (conducteur tc)
Ancel Marie pierre (enseignante de fle)
Farid Benzoa (Ingénieur)
Samir Laïdouni (Etudiant)
Belkacem REGAD (Ingénieur Indépendant)

Brahim SENOUCI (maître de conférences, université de Cergy)
HAMDI-PACHA -ABDEL-YAMINE (MOUVEMENT JUSTICE POUR LA PALESTINE-MJP)
Hamdi-pacha-saida (comptable et militante pour l’égalité des droits.)
Gérard FLORENSON (syndicaliste et militant LCR, Drôme)
Marie-Annick Butez (militante antiraciste)
Palmyre Burgaleta (militante antiraciste)
Enrique Burgaleta (militante antiraciste)
Renée Le Mignot (militante antiraciste)
Monique Lellouche (militante antiraciste)
Martine Boudet (Présidente de l’Association Fraternité Franco-Africaine - FFA)
Christiane GUILLAUME (reporter_ réalisatrice)
Arezki BABA (cuisinier)

Béatrice Gallicier (Membre du CN du PCF),
Dominique Maugars (militant PCF)
Salima Mellah (journaliste)
Ambre BRAGARD (étudiante / Enseignante (militante JCR-LCR)
Marielle Debos (Sciences Potiches Se Rebellent)
Fekri JMAÏEL (Enseignant)
Nabil Ennasri (etudiant)
Thomas Sommer-Houdeville (Militant de la LCR)
Olivier Frachon (Syndicaliste)
Diaguily Bathily (Militant associatif)
Lechguer khalil (étudiant)
Mariame AZROU (étudiante)
Chafik Gaouar (ingénieur)

Badia Gaouar (avocate)
Ahmed Messouaf (Rédacteur/secrétaire)
Thomas Pierret (Doctorant)
HAMDI PACHA MYRIAM (ETUDIANTE EN DROIT)
Oksana Lewyckyj (étudiante)
Adil bencharef (élève ingénieur)
GHISLAIN KERRY (conseil juridique et fiscal)
Boudida Fatima Zorh, mère au foyer et militante (initiatrice ex :"touche pas à mon foulard "repris : l’union des femmes libres pour l’ égalité des droits)
BOUHADJAR LAOIRI (empoyé)
Ezdine OULD MOHAMED (Ingénieur)
Steven Duarte (étudiant arabisant)
Mohamed Hamadi (enseignant)

Nadia TALYA (Hôtesse d’accueil trilingue)
Béatrice martin (aide aux personne)
Jérôme MORANGE (éduc, (et parfois militant...)
BOUDJEMAA TALATA (cadre comptable)
Mohamed BOUAZZATI (Elève Ingénieur)
LAW FI MOHAMMED (universitaire),
BEN MOUSSA mohamed (ouvrier)
BEN MOUSSA Fatema
BEN MOUSSA Mohammed (Etudiant)
BEN MOUSSA Asma (Lycceen)
BEN MOUSSA Zackaria (Lyceen)

Youcef Mammeri (responsable associatif)
Thomas Gossay (Développeur java - chomeur),
DERGUIANI Rabia (professeur anglais)
association socio-cilturelle et sportive tunisienne de provence (le président)
Latifa Argaibi (chef de projet)
Houcine Rabhioui (technicien)
Mustapha Rami (fonctionnaire)
HAMDANE DJAMILA (étudiante (licence de chimie)

BOBENRIETH SEBASTIEN (Responsable de magasin)
k bilal (Informaticien)
Kaci Nebhi (etudiant)
Gérôme Guitteau (journaliste)
Hassiba DJAMER ,
GERARD CHAMBON (graphiste)
Rachida Benmerzeg (Assistante administrative)
Farida ALLEL (secrétaire et militante associative)
Yahia Khacham (Steward)
GROULT F.ABDALLAH (Technico-commercial)
Stéphanie Blasquez-Bouharou (employée)

Antoine CHASSIN (FASTI)
Jean-Pierre Bouché (Militant AFPS)
Pierre TRAMONTI (Animateur social)
Simon CHANCEREL
Christelle Hamel
Mélanie Beckrich (CNT Lille, Travailleuse sociale)
Saïd Kebouchi
Jean-Charles ALBERT (Instituteur, membre de la LCR à Toulon)
A... B... (nom supprimé après demande de l'intéressé)
Hervé ANDRES
Nazate Rahmi
Obono Danièle (étudiante, membre de la LCR et des JCR)

Tarik Barry (administrateur réseaux informatiques)
Youcef ICHEDADENE (électricien bâtiment)
Faouzi Zorgat  , Ismaël BEKKOUCH (Technicien itinérant)
Mohamed Houari (employé)
Abdelkader Benarab (écrivain et chercheur en sciences sociales)
Abdel Mabrouki (Délégué syndical CGT à Pizza Hut)
OUAITA FAWZIA (psychologue),
Nasser DEMIATI (doctorant en sociologie)
Habiba GAMHA (Ingénieur Chercheur)
Bouache Fatiha (étudiante)

Philippe de Laubier (informaticien)
Ben Tientcheu (Ingénieur)
Jérôme Damon-Lacoste (Doctorant (militant à la C6R)
Rémi Douat (Journaliste)
KONE Drissa (Ingénieur)
Laurence Pierrepont (enseignante)
Marie Claude Rivière (Enseignante)
Karim HADJ ALI (Ingénieur logistique)

JEAN Maïté (intitutrice école maternelle)
Mohamed SENNOUR (post-doctorant),
Bouchab Moha (gérant de société)
Said habouchi (ingénieur d’études)
Jean Kersaudy (éducateur spécialisé, pcf)
Gilles LESTRADE (Journaliste)
F. Aiouaz (Ingenieur) , Emmanuelle Dole (étudiante)

Ali FOUDILI (artiste plasticien),
Marwen NEFOUSSI (étudiant)
Michel Dauba (ancien membre du CN du PCF)
Ikbal ERRIH (Medecin)
Barthez Francis (commercial)
Marie-Christine Ulein Gueye (Militante Associative)
Mohamed Najjahi (Militant Syndicaliste)
Jacques Lefrançois (Professeur de philosophie, chercheur en biologie)

Bienvenu Mouwala (etudiant chercheur)
Souad Khaldi (étudiante)
Adib BAHLOULI (Ingénieur)
Hèla Yousfi (doctorante en sociologie économique)
Ganda-Oumar CAMARA (Juriste Responsable Associatif (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme) RADDHO)
Marc GUIGUIN (professeur en retraite)
Hamouche Samia (réalisatrice documentaire)
Abbassi karima (membre associatif)
LAVODRAMA Philippe (Enseignant et militant associatif)
Musonge mafany (informaticien)

Philippe BARBAS (Commercial)
Etienne ROBERT (retraité)
Jean Côme BEMBA (Responsable Educatif)
SAMIR HAMOUDI (INFORMATICIEN)
Monette Guyard (attachée commerciale)
Youssef CHIKHAOUI (enseignant)
TIDIANE BARRY (Commercial informatique export)
Jamal Es samri (Sociologue)
Abdel-Kader Sofi (millitant à Vitry sur seine)
Aoubaida Keltouma (professeur)
Emmanuel Nzita (Indépendantiste Cabindais)
Toumani sidibe (commercial france telecom)
Salem ZIOUCHE (informaticien)

FarId GHEHIOUECHE (Citoyen du Monde)
Danièle Jeammet (journaliste)
Julie keller (opticienne)
Christian Leblanc (Galvao) (Administrateur Compagnie de Théâtre),
BOUCHRA HSISSANE (employée)
André TCHISSAMBOU (Economiste, spécialiste des pays en développement)
Dominique Brunet (Militant LCR)
Frédéric Dubois ( dit "Captain Freddy ") (Groupe CAPTAIN FREDDY ...Chanteur/ auteur/ compositeur / ...reggae-ragga ...FR ...SACEM... Adami)
Nadine Nash (Chef d’entreprise)

Lobna Mostafa (collégiénne)
Jack Hall (photographe)
Boukhalfa Abdellah (cadre technique)
Carla Silvio (professeur de danse)
Samli (gérant sté)
SLIMANE-MOUSSA MOHAMED (chef monteur film)
Charaf ECH-CHATBI (Ingénieur),
Issam EL HADDIOUI (Ingénieur/Chef de projet)
MOUSTAPHA ELBOUBAKRI (INFORMATICIEN)
Nordine NAGI (Ingénieur informaticien)
Abou Firas (militant)
Khalild Aabid (Banquier d’affaire)

GACEM Lamia (Etudiante)
Guedi souleiman (Ouvrier(Plaquiste)
Delphine MAYIMA-KAYI (monitrice-éducatrice)
Toufik OUIJJANE (Informaticien)
MERRAD Farid (artisan)
YANI ABDELHAMID (docteur d'état es-sciences Université Bordeaux 1, chômeur et bénéficiaire du RMI, Militant UMP.)
Abdelatif BARKAT (salarié)

Hacène Benmansour (écrivain, Paris)
Juan Vicuna
Miloud Belarbi (travailleur social)
Amadou camara (étudiant)
Parfait Matshoula (étudiant)
DJEZRI Said (Médecin gériatre.)
Hind El Aïssaoui (étudiante)
Saddouki Karim (étudiant)
Lotfi Bel Haj Rhouma (ingénieur informatique)
Duvignacq Laurent (Etudiant)

Yahya DAHMANI (ingenieur système réseaux télecom)
Mokrani Mehdi (étudiant, mouvement jeunes communistes de France)
M’SA ALI Djamal (Etudiant)
ZEMMOURI RACHIDA (Assistante de direction)
Ali Farid BELKADI (Chercheur archeologie)
BELKADI Rania (Médecin spécialiste)
Dehmej abdessamad (commercial)
Khalissa Djaidri (étudiante)
Hadry Gassama (Assoc. 83ém Avenue)
Ismaila " Zyno" KANOUTE (Assoc. 83èm Avenue)
Christophe Robinson (83èm Avenue)

Moussa DIOP (83 èm Avenue)
Valérie "SHAOLYN" SISAMOUTH (83èm Avenue)
Kancoun BERETE (83èm Avenue)
Francis "DEKA" MPEMBELE (83èm Avenue)
Mai CAMARA (83èm Avenue ,
Maimouna KANOUTE (83èm Avenue)
Jean Rémy (Sociologue, LCR Aix-en-Provence)
YONLI Abdoulkader (étudiant)

Kechmire Abdelhak (commerçant)
Mahmoud GHANNOUCHI (etudiant)
Thierno RAMPNOUX DIALLO (chef d’entreprise)
Ali SALAMANI (Infirmier-anesthésiste)
FERNANE ADEL (Artiste et Etudiant)
Abdelkader MEHREZ (Informaticien)
Radouane Abdelaziz (employé)
Ameziane Mohand (petit fils de Mohand Amokane Nathmaza résistant pendant la Grande Guerre 1914-1918) (Agrégé de mathématiques.)

Stéphane Moulinet (ingénieur) , Driss BEN JEBARA (militant associatif) , germa antoine (professeur d’histoire) , Myriam Blin (Economiste, SOAS, Universite de Londres) , ghomiriani/mustapha (employe/mairie) , LAGHOUATI OUALI SAID (RÉALISATEUR),
Mehdi BERKA (Chef d’entreprise et secrétaire général de la Grande Mosquée de Mantes-la-Jolie) , Anya Bouamama (Collégienne) , OumKalthoum Hachemi (Universitaire-France) , Kharchi Zohra (employée dans la petite enfance) , Rahima Lamri (étudiante) , Djili Sylvie (Psychologue) , Sami MOSTAFA (collégien) , Faraj Ali (Etudiant) , Mohamed Zouareg (agent de maitrise) , Clare Moss-Couturié (Doctorante),
Clément Dousset (professeur de lycée)

Rachid Benzine (universitaire)
Moumina Younès (fonctionnaire)
Karim bellagra (charge de sinistre)
Oubetroune mountassar (journaliste)
Mehdi Megdoud (ingenieur)
Rabie Zidane (Etudiant)
Sacko Niougoussa (Etudiant)

Dr. Abdallah.fr (Médecin généraliste)
Mohamed Beldjehem (Responsable associatif)
MANSOIBOU Mohamed (Aide-Educateur)
Fayssal Ibrahimi  , Noël BAYAMA (Médecin)
Yasmina Rhounna (Etudiante sciences politiques)
Algerie Chat http://www.algeriechat.net (Responsable du site Algerie Chat)
Sofiene amrouche (etudiant)
Kamal bennacef (pere de famille),
Jamel Benahmed (étudiant)
Naima badi (mère au foyer)

Vincent TOUCHALEAUME (Etudiant, LCR Marseille)
Laissouf Yamina (mere au foyer)
Clément Boyer (Etudiant)
Merabet marfoud (éducateur et président d’association)
Aissaoui Nouman (Chauffeur)
Choubane Mohamed (Enseignant)
Aude Bonnin (professeur)
Michel Bélis (Enseignant)
Karim Elkhallouki (employé)

Samir benfraj (administrateur réseau informatique)
Amed el mouftari (étudiant)
Zouareg dalila (etudiante)
Karine Ancellin Saleck (journaliste)
Drouiche ikhlef (douanier)
Pascal Ménoret (Agrégé de philosophie)
HAMDI PACHA ADEL (commerçant)
Nordine MECHAI (Administrateur Réseaux (Informaticien),

Zeinab housein (inspectrice des impots)
Ahmed ait akkaouali (Ingénieur)
Aghlal abderhamane (ouvrier,citoyen du monde)
EDDRIF AICHA (Controle de gestion)
Derghal keltoum (hotesse standardiste)
Amélie Boiteux (etudiante, LCR, JCR)
François Calaret (Assistant d’éducation, LCR)
Julien Salingue (étudiant, LCR-JCR.)
R. Bouchar (FORMATRICE)

Josiane ZARKA (Militante PCF)
Tarik Rahmani (Etudiant)
Bénédicte Goussault (Alternative Citoyenne)
Karim Delay (Journaliste France Télévision)
Wahid SAHLI (étudiant)
ZOUHIR KHANZY (ADJOINT ADMINISTRATIF)
Jean-Laurent Rosenstrauch (juriste militant antiraciste (LCR),
Renaud SILVESTRI (Attac France / Les Verts)
Jean-marie Baltimore (Brasilplus)
Jacques Cadaux (Atheologie)

Fawzi Hakiki (Radio Clapas)
Daniel DERIOT (travailleur social)
Damani DJENANE (informaticien)
Nadim Rahal (Cadre Bâtiment)
Thierry Baudouin
Dominique Marin (Attac) , Cédric Gratton (responsable associatif)
Rachid AGROUR
Rémi DEWEZ
Nedjma Bouakra (RADIO déclic (93)
Emmanuelle Mallet (L.C.R, comité solidarité Palestine 18)
Marie PANIEZ EL ADAWI
Philippe VINSONNEAU (sociologue)
Saïda M. RAHAL-SIDHOUM (conférencière, auteure, ex-enseignante à l’Université d’Alger)
Souâad AIDH
Said Boukenouche

Leila Soula (emploi-jeune CGT-LCR)
Nadia EL FANI (Cinéaste)
Didier Inowlocki (cinéaste)
Badis BENYAHIA
Laurent Grouet (LCR)
Erwan KERIVEL (agent SNCF),
Alexis VIOLET (LCR.Obs.libertés.publiques)
Albert GUILLOT (ATTAC 47)
Zohra BOUKENOUCHE
François BROUQUISSE (Dr Hydrologue)
Bilal Staremi (Chef de produit)
Ali Aouissi (technicien)
Julien CARNI (chargé d’études statistiques)
Jean-Pierre Dacheux (Élu local, les Verts)
Thomas ROLAND (cadreur, monteur vidéo, correspondant local presse régional)

AHMID SALAMANI (universitaire), Jean-Pierre Blanc (Technicien)
Ahmed Zouaïa (Ingénieur)
FAIZ DJELLOULI (Enseignant, lycée technique
Rokhaya Diallo (Responsable commerciale / conseil local de la jeunesse de La Courneuve)
Hichem Bouydarne (membre de l association ADJIRE)
Amari MECHERI (Chef de projets (informatique
Lou Jatteau (Militant des JCR)
Sabah KRIM (Ingenieur)
Abdellatif MOUNIM (Technicien)

Karim Mraïni (Agent du patrimoine)
AHMID SALAMANI (universitaire),
Leplus Fanette (étudiante)
Zakariya LATIF (Etudiant en Management)
Mazri Kahina (étudiante) ,
Bernard Delifer (Editeur)
Nicolas Jounin (Militant LCR)
Laurent Bauer (étudiant, militant LCR et JCR)

Rabha Attaf (Journaliste)
Yasmina Rejichi
Malek BENGOUGAM (Programmeur)
Bourdin Serge (lecteur-correcteur)
Issam MABCHOUR (Informaticien)
Berrehail nadia (technicien de carrière)
SENTURKA DIALLO (Ingenieur Commercial Paris)
Fred FALZON (enseignant "métropolitain" en Martinique et témoin des ravages du colonialisme français)
GIGOULEY Caroline (assistante de direction ,
Jean-Luc Neyroud (militant Attac 38)
Rachida Buquet (demandeur d’emploi)

Teddy Mc Carthy (Inspecteur des Douanes)
Charles Legrand (Haut fonctionnaire)
Khamal MAAYOUFI (Ingénieur)
Houamel Lakhdar (Etudiant)
Zaki Nabil ABIDAT (Etudiant)
Abdelaziz Touimer (employé de bureau)
Mohamed Kerbouche (Webmaster,étudiant)
Malika Nachat (consultante junior)
Alioune TINE (Secrétaire Général de la RADDHO)
Sénéba Kébé Sylla (Assistante de Direction)
RADDHO (Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme) (Organisation Africaine de Droits Humains)

Gérard THEOBALD (REALISATEUR)
Sonia Amraoui (étudiant)
Fethi Maayoufi (journaliste, comédien voix off)
Chachou Aïicha (étudiante)
Magid KAF (comptable)
Mouloud hamdi (employé aéroportuaire)
AMIRA MANAÏ AZOUZ (collectif des musulmans de France)
ZITI Tahar (militant associatif)
Pascal Gondot (Informaticien)
El Hadji Diagne (Agent Logistique)
Linda Haddad (Journaliste et militante associative)
Mohamed Bhar (Musicien)

Abdul malik shabbazz (étudiant Universite de la Reunion),
Fanny Hocquez (Etudiante)
Hadjdoudou samir (éducateur)
Hicheme lehmici (doctorant en sciences politiques
Francoise AKINOSHO (architecte)
Valery MBIANDA (etudiant)
Jacky Dumoulin (chef de service en prévention spécialisée, militant SUD santé sociaux)
Jean-Jacques RUE (Chargé de distribution cinéma - Co-Errances),
Jérôme Vidal (Editeur (Editions Amsterdam)
Aïssa ZENAG (enseignant)
Abderrezak Hicham (artisan)
Fethallah OTMANI (CMF)
Roumila OTMANI (CMF)
AMARI Abdel kader (informaticien, membre CMF)
Mohamed Badaoui (salarié)

Hafid amougay (medecin),
Sofiane UK (Employe de banque)
Rachid Kader (Enseignant)
Khlifa Nacime (medecin)
TELLAA Nouredine (conseiller funeraire)
Fatoux Eric (ouvrier internationaliste syndicaliste CGT)
syndicat CGT Cegelec Nord & Est

Antoine FATOUX (étudiant)
Catherine Fatoux (Assistante Maternelle)
Mag-teerey IBRAHIM AHMED (Universitaire)
Tajeddine AL OMAMI (professeur des écoles)
Younes Bouklit (marque de vêtements "Muslim Classic")
Mohamed OULD (Ingénieur)
Kamal’Eddine Saindou (journaliste, militant d’un collectif des droits et libertés à Mayotte)
Belkhiter mouhoub (professeur de mathématiques)

YAHIAOUI Hakim (Chargé de Mission politique de la ville)
Eric Anselin (Militant LCR, Paris)
Toure Manhamadou (comptable)
Khalid EL AMMARI (Secrétaire générale du CRCM de Picardie, étudiant en sciences de l’éducation)
MOHAMED KILANI (employé administratif),
Marie-Louise ABIA (Enseignante)

Rosco Pode Célestin (Ingénieur Statisticien)
Gnizako Gagoua (Sociologue)
Bachir Khalfallah (SGl de l’Ocaae),
SY NALLA (Militant Associatif)
Sahiri Léandri (Professeur d’Université)
Saïd Djambaë (ATC, Comores, Pdt d’honneur FETAF)
Dominique Franceschetti (Militant Associatif, La Ciotat)
BERNAOUI Hajer (étudiante).

 

 

 

- retour à l'accueil

 

Posté par michelrenard à 16:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]